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Samedi 03
Decembre 2005 9:53:44 PM |
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La feuille de chou Ça Roule au CAPMO est
l'occasion de connaître les dernières nouvelles du CAPMO ainsi que des divers enjeux de
notre société à la source de nos actions. La feuille de chou est
publiée à tous les mois et envoyée à tous
nos membres. Sur cette page sera présenté le dernier numéro de notre Feuille de chou. Un renvoi détaillé aux numéros
précédants sera installé ici à droite
de cette page au moyen d'un menu. ... aussi en format à télécharger : pdf ÇA ROULE AU CAPMO Année 12 - Numéro 06 FÉVRIER 2012 LA STRATÉGIE DU CHOC Naomi Klein dans son livre, « La stratégie du choc », évoque comment les ténors du néolibéralisme, Milton Friedman et Friedrich Hayek, fondateurs de la Société du Mont Pèlerin, ont réussi à faire valoir leur théorie des vertus du libre-marché et de la déréglementation des services publics. C’est à partir de l’Université de Chicago que Friedman enseigna pendant près de cinquante ans à trois générations d’économistes. Dans les années 1950’, leurs idées avaient peu d’écho devant les réussites du plan Marshall et du New Deal américain inspirés des thèses de John Maynard Keynes. Franchement antimarxiste, Friedman conçut le plan de redressement économique du Chili qui suivi le coup d’État contre Salvador Allende. De sévères restrictions budgétaires, accompagnées de la privatisation des entreprises d’État et des services publics, accrurent dramatiquement la pauvreté et la misère de la majorité de la population. Rapidement, il devint évident, que des réformes aussi drastiques entrainaient des vagues de contestations populaires qu’il fallait mater d’une main de fer. Pour la rhétorique fasciste de Pinochet, il était facile d’imaginer un ennemi intérieur, le « communisme », qui disait-il se cachait derrière chaque opposant aux réformes économiques. Les disparitions, les emprisonnements arbitraires et les tortures, devinrent le corollaire obligé du néolibéralisme dans toute l’Amérique latine. Puis, ce fut le tour de l’Angleterre de Margaret Tacher et des États-Unis de Ronald Reagan à appliquer le néolibéralisme. La stratégie du choc consiste à profiter d’un moment de faiblesse ou de rupture dans l’histoire d’un peuple, une dictature par exemple, une occupation militaire comme en Irak, ou une tempête comme Katrina, lorsque la société civile est vulnérable et désorganisée, pour implanter des réformes drastiques. Naomi Klein mentionne l’exemple de la Russie de Boris Eltsine qui après avoir prétendument sauvé la démocratie et avoir accédé au pouvoir présidentiel, envoya, deux ans plus tard, les chars canonner le parlement où les députés refusaient d’appuyer ses réformes économiques. Une société d’oligarques milliardaires émergea de la vente à rabais des actifs soviétiques. L’autre exemple mentionné est celui très outrageant de l’invasion de l’Irak où la volonté et l’intérêt de cette nation ne furent jamais pris en considération. Le reconstruction se fit pour et par les sociétés américaines et étrangères. Ajoutons à cela tout ce que nous savons de l’actualité en terme de conflits, de destructions de l’environnement, d’injustices sociales, de crise des valeurs, de la mainmise de la mafia sur l’économie de plusieurs pays et du comportement mafieux de nombreuses multinationales, pas besoin d’être devin pour constater que nous vivons une époque assez triste de l’histoire de l’humanité. L’histoire justement, la mémoire historique, c’est ce que le système de divertissement a pour but de nous faire oublier. La mémoire de nos luttes est pourtant, selon Naomi Klein, ce qui nous permet de ne pas perdre pied lorsqu’une épreuve se présente. En effet, l’histoire nous offre les repères nécessaires pour échapper au vacuum provoqué par la pensée marchande et nous permettre de reconstruire le monde dans le sens d’une plus grande justice entre les peuples de la Terre. Yves Carrier Table des matières :
Spiritualité et citoyennetéLA SPIRITUALITÉ AU QUOTIDIEN selon Ivone Gebara. Ivone Gebara est une théologienne brésilienne qui est aussi une féministe qui se préoccupe d’écologie. Elle définit ainsi la spiritualité. « J’entends par spiritualité le mouvement le plus profond de l’être humain, mouvement qui le maintient dans le désir de vivre, dans le sens de son existence, dans la capacité de s’ouvrir aux autres et de les aider. J’entends par spiritualité cette énergie qui nous fait bouger, qui nous fait chercher l’amour et la justice. J’entends par spiritualité l’attirance et la passion capables de nous faire sortir de l’individualisme en vue de notre bien et du bien des autres. J’entends par spiritualité la soif de vouloir un monde dans lequel tous les êtres ont un espace de dignité pour vivre. J’entends par spiritualité ce «quelque chose» qui nous apaise dans l’angoisse et la souffrance ou ce «quelque chose» que nous cherchons quand l’obscurité tombe sur nous en plein jour. J’entends par spiritualité ce «quelque chose» qui malgré tout, nous invite à continuer à vivre. Le mot spiritualité possède un lien avec le maintien de notre vie au niveau le plus profond ». Qu’est-ce que cela signifie dans le quotidien ? « La spiritualité du quotidien est celle capable de puiser ses forces de vie dans les éléments les plus simples de l’existence. Elle capte les significations vitales à l’intérieur des gestes et des actions de tous les jours, sans nécessairement les expliciter au niveau de la parole ou d’une systématisation intellectuelle. La spiritualité du quotidien ( …) valorise les rencontres, la nature, les différents éléments de l’existence comme sources de sens. Et cela, même si on n’y réfléchit pas consciemment. Tandis que l’autre forme s’attache à des formules, à des constructions consacrées par une autre tradition qui « viennent à notre aide ». Il importe de vivre selon ses valeurs au quotidien dans tous les domaines de notre vie. Voilà le message délivré par cette théologienne dont les écrits sont disponibles dans un petit livre édité par les Presses de l'Université Laval sous la direction de Pierrette Daviau: Pour libérer la théologie, Variations autour de la pensée féministe d’Ivone Gebara, Québec, 2002. THÉORIE DE LA SOCIÉTÉ CIVILE, THÉORIE DE LA FORME URBAINE, SYSTÈME GIRARD. Tous les premiers jeudi du mois à 19hres au CAPMO, il y aura présentation de ces idées nouvelles. Robert Lapointe Des nouvelles du Hockey aux cartesUNE NOUVELLE SAISON EST COMMENCÉE. Et la compétition est à la fois féroce et amicale. Vous pouvez toujours vous joindre à nous tous les vendredi à partir de 16hres dans le local du CAPMO. Et partager un repas avec nous. Ensemble, on se forme aux relations interpersonnelles, à la tolérance et à l’amitié. L’ambiance est festive. Et tout le monde peut devenir championne et champion. Robert Lapointe Regarder, Comprendre et Habiter notre identité...Dans le Petit Robert, l’identité est le caractère de ce qui demeure identique à soi-même. Pour Jean Monbourquette : du latin IDEM le même, l’identité renvoie à ce qui demeure, est stable et permanent. Toutefois, pour beaucoup, le terme IDENTITÉ reste flou, utilisé à mauvais escient, car le plus souvent, nous la renvoyons au faire. Selon moi, cela s’explique en partie par le fait que l’identité n’est ni matérielle, ni quantifiable, ni homogène. Elle est dynamique, modelable et en référence perpétuelle. Je la dessinerais en trois volets : Appartenance culturelle Regard de l’autre Perception de soi (valeurs) APPARTENANCE CULTURELLE La culture est ce déjà là qui constitue la toile de fond sur laquelle va s’inscrire mon identité. Ici entre en jeu la notion de symbolique et du rapport au temps, à la continuité. Symbolique : sens que nous donnons à ce qui est l’extérieur de nous, à l’espace habité. Temporalité : avec les mots de Pascal Bruckner :« …l’identité n’est pas une clôture mais un point de départ qui permet de donner suite au passé, de l’infléchir …elle est toujours à reconstruire …l’être humain s’inscrit dans un continuum qu’il ne doit pas nier sous peine d’une fuite en avant sans but ni fin. » REGARD DE L’AUTRE La quête d’identité s’enracine au plus profond de la nature humaine et même jusqu’à son animalité … par instinct il distingue les siens comme source de sécurité et de valorisation. L’autre est un lien de reconnaissance double … - Enfance : je suis reconnu … regard renvoyé - Adolescence : je me reconnais … ici s’inscrit la notion de choix Pour connaître le « moi », je dois passer par le nous, c’est un processus permanent. Je crois que l’égalité des droits s’inscrit dans cette perspective où elle ne réduit pas l’autre au même mais au contraire au différent. L’universel nourrit des différences et des particularités. L’identité humaine ne se conçoit pas dans la seule unité mais bien dans la différenciation. PERCEPTION DE SOI (valeurs) Construire son identité fait appel à : - La manière dont on se voit; - La manière dont on perçoit le monde; - Notre relation à l’autre. Tout cela dans une recherche d’équilibre. C’est là que se choisissent nos valeurs. Lorsque nous changeons cet équilibre, il se produit une perte des repères et des tensions intérieures se créent, cela peut provoquer une diminution de l’estime de soi – un sans statut --. La reconstruction identitaire doit recommencer et redéfinir, re-choisir en fonction des nouvelles données : Son appartenance culturelle Son regard de l’autre Sa perception de soi CONCLUSION 1 Regarder son identité : ouverture, regard étendu- largeur de vue, plongée intérieure pour éviter le piège du faire. Comprendre son identité : connaître les référentiels, se pencher sur la trace intérieure. Habiter son identité : accepter la contradiction de la stabilité (profondeur de la trace) et du mouvement (ouverture au relationnel, au vivant). CONCLUSION 2 La pleine définition de l’identité d’un individu exige de faire référence à son contexte de vie, à l’espace qu’il partage avec d’autres et à la perception qu’il en a. Conférence donnée au Centre-Victor-Lelièvre, le 10 décembre 2011, à l’occasion du 63ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme. Nathalie Roberge Déclaration surprenante de l'ex-président du Brésil“Les riches aussi profitent de l’amélioration des conditions de vie des pauvres”. (Lula da Silva) L’ex-président du Brésil raconta, pendant sa visite en Colombie, des détailles concernant ses politiques sociales qui sont aujourd’hui un exemple dans le monde. Il recommanda à la Colombie de ne pas laisser entre les mains d’intermédiaires l’administration des ressources publiques. Luiz Inacio Lula da Silva n’oublie pas ce qu’il a fait le premier jour de son administration comme président du Brésil. Il réunit tous ses ministres et les fit monter dans un avion pour les conduire aux endroits les plus pauvres du pays. Il voulait que le président de la Banque centrale ou son ministre de l’économie “voient ce pays qui ne se plaint pas, qui ne manifeste pas, mais qui est là, qui est réel et véritable. Cela peut-être les aida-t-ils à changer les choses.” Da Silva connaissait très bien ces secteurs. Il est lui-même issu de l’une de ces zones où il est commun que les enfants aillent au lit sans manger ou passe un dimanche sans diner. “J’ai connu le pain pour la première fois à l’âge de 7 ans,” rappela-t-il. Avant cet âge, le café que je prenais au petit-déjeuner, je l’avalais avec de la farine de manioc. Je sais ce qu’est le désespoir d’une mère qui est devant sa cuisinière sans gaz et sans les ingrédients les plus élémentaires pour nourrir ses enfants. Pendant sa visite en Colombie, l’ex-président partagea non seulement son histoire de vie, mais aussi les résultats de ses politiques sociales qui sortirent 28 millions de Brésiliens de la pauvreté et qui permirent de réduire drastiquement les niveaux de malnutrition et de non fréquentation scolaire des enfants et des jeunes de son pays. Le Brésil est aujourd’hui l’une des dix économies les plus importantes au monde, mais pour Lula, cela ne veut rien dire s’il n’y a ni démocratie, ni de politiques de redistribution des fruits de la croissance afin d’éviter que l’argent reste entre les mains de quelques-uns “et que le peuple continue d’être pauvre et mal nourri”. “Lorsque j’ai débuté mon mandat présidentiel, 10% de la population la plus riche recueillait la moitié de l’argent du pays et laissait aux plus pauvres à peine 10%”, rappela l’ex-président qui parvint à changer ces chiffres en augmentant le salaire minimum de 62% en cinq ans, malgré les voix contraires qui l’avertissaient que la seule chose qu’il obtiendrait de cette manière serait une forte augmentation de l’inflation. “Et l’inflation n’augmenta pas”, dit-il maintenant avec satisfaction. Cette seule décision sortit des millions de Brésiliens de la pauvreté. Et c’est grâce à ces mesures, selon lui, que le Brésil passa sans difficulté à travers la crise de 2008. “La consommation augmenta sept fois plus vite, surtout dans les secteurs populaires. Les pauvres commencèrent à être traités comme des citoyens”. Pour Luiz Inacio Lula da Silva, il y eut plusieurs stratégies-clés pour arriver à ces résultats. L’une d’elle fut d’aider, en un an, 45 millions de Brésiliens à ouvrir un compte bancaire. Cela permit de rendre possible la seconde stratégie : ne pas laisser à des intermédiaires l’administration des services publics, et ne pas permettre la privatisation des ressources ou des services publics. “Je ne crois qu’il devrait exister des intermédiaires parce qu’ils conservent la moitié de l’argent. Au Brésil, les personnes qui reçoivent des sommes du gouvernement n’entrent pas en contact avec des intermédiaires. Ils reçoivent une carte magnétique avec laquelle ils peuvent aller à la banque et sortir leur argent. C’est sacré,” souligna le président. Une troisième stratégie qui garantit le succès de ces politiques sociales, c’est avoir une registre de la qualité et de faire le suivi des programmes auprès des bénéficiaires. Des équipes du gouvernement ont voyagé jusqu’aux endroits les plus isolés où se trouvait des habitants qui ne possédaient même pas d’acte de naissance. Ils étaient des citoyens qui n’existaient pas officiellement. Aujourd’hui, ils bénéficient du programme d’allocation familiale qui distribue des cartes magnétiques aux mères pour que celles-ci puissent compter sur cet argent pour l’alimentation et l’éducation de leur famille. “Ce sont 13 millions de cartes. Les personnes vont à la banque et ils ne doivent aucune faveur au maire, au gouverneur ou au président. On me disait qu’ils gaspillaient l’argent, que nous étions en train de créer une génération de vagabonds qui ne travaillent pas. Il y avait des personnes qui critiquaient le fait que les pauvres achètent des souliers ou des crayons pour leurs enfants au lieu de la nourriture. C’est très facile à dire pour celui qui possède déjà tout cela, mais pas pour celui qui n’en a jamais eu. Qui n’a jamais eu faim, ni ressentit le manque, ignore ce que signifie 80 dollars dans les mains d’une mère de famille. Combattre la faim fut une priorité du gouvernement de Lula da Silva, au point de créer un ministère dédié exclusivement à cette tâche. En six ans, la malnutrition a été réduite de 73% et la mortalité infantile de 45%. Cette politique est un exemple dans le monde. Ce programme inclut des restaurants populaires, des programmes d’allaitement maternel, de promotion de l’agriculture familiale, de distribution d’aliments aux plus pauvres, l’octroi de microcrédits et le développement de l’économie locale par l’achat aux petits producteurs locaux pour fournir les programme d’alimentation du gouvernement. La préoccupation de la bonne alimentation de la population doit être la priorité de tous les hommes publics et des citoyens de bonne volonté. Il n’est pas normal qu’un gouvernement du monde ne place pas la lutte contre la faim au sommet de ces priorités budgétaires comme de ces politiques. ” La création de millions d’emplois formels pour des pères de famille visait à réduire le travail infantile pour envoyer ces enfants à l’école. “Ces résultats, assura-t-il, sont une démonstration qu’il n’y a rien de plus économique pour un gouvernement que d’investir dans les pauvres et invalide la théorie selon laquelle il faut attendre de créer assez de richesse avant de pouvoir la distribuer. Dans le cas du Brésil, l’inclusion amena le développement. “Les riches aussi bénéficient de l’amélioration des conditions de vie des plus pauvres.” “Nous avons même remboursé notre dette auprès du FMI et c’est nous maintenons qui leur en prêtons pour venir en aide aux pays riches.” Ricardo A. Tribaldos G. Traduit de l’espagnol par Yves Carrier La corruption - 9 : Pour que ça changeAprès un survol sur la corruption et ses comparses dans les huit premiers articles sur dix de cette série, les deux derniers articles exposeront ce que nous, comme citoyenNEs, pouvons faire pour la contrecarrer, tant individuellement que collectivement. Rappelons que nous avons vu des définitions de la corruption, des statistiques au plan international quant à la position des pays les plus intègres et ceux qui le sont le moins, les phénomènes de collusion et de complicité qui conduisent à la corruption. Aussi, nous avons abordé l’infiltration de la corruption partout dans les divers régimes politiques, de la dictature sous toutes ses formes, à la monarchie, jusqu’à la démocratie représentative. De plus, nous avons attiré l’attention sur ce que cachent les paroles vertueuses particulièrement chez les grands de la finance comme chez les politiciens. Enfin, nous avons souligné l’importance du sens des mots. Les maîtres manipulateurs et les médias de masses savent détourner les mots de leur sens premier et modifier le réel; le mensonge devient si facile alors ! Rappelons ici que mentir n’est pas seulement dire des faussetés mais c’est aussi ne pas tout dire pour induire l’autre en erreur. ![]() Retenons que la corruption, tant dans les mœurs que dans les mots des discours tenus publiquement qui mettent à l’avant plan, sur la sellette (qui veut dire : petit banc pour asseoir les accusés pour les interroger), des personnages de pouvoir, pouvoir que socialement nous leur accordons, les gourous de la croissance sans fin, le « toujours plus » et ceux à qui, lors d’élection, nous votons en leur donnant un chèque en blanc. Pour que les choses changent vers plus d’équité, nous devons cesser notre naïveté, notre crédulité et notre paresse intellectuelle. Ce que nous voulons dire par cesser d’être paresseux, c’est d’abord une attitude critique, autrement dit, ne pas croire aveuglément tout ce qu’on nous dit. C’est aussi se sortir de la paresse du laisser faire, du « je m’en fous », du « qu’est-ce que ça va changer » et du « ça a toujours été de même, pourquoi ça changerait », etc. Pour nous aider, procédons d’abord à l’identification du statut social qu’on accorde à la personne qui nous tient une vertueuse allocution. Plus le statut social est élevé, plus il y a risque d’être trompé, quel que soit le type de grands gourous qui s’adresse à nous. Pourquoi nous méfier surtout de ces personnages ? Parce que trop souvent ils nous trompent ! Parce que ce qui compte, c’est leurs propres intérêts et non les nôtres, l’intérêt du bien commun. Habituellement, ces vedettes du système vous diront de vous serrer la ceinture et en même temps qu’il vous faut consommer. Un discours qui ne tient pas debout. Comment faire des économies si en même temps nous devons dépenser plus pour que l’économie se porte bien. Ce genre de discours contradictoire permet d’identifier une situation trompeuse et, du même coup, savoir qui nous trompe. Aussi, c’est reconnaître les acteurs sociaux qui simplifient outre mesure la situation actuelle qui est en soi complexe, mais pour avoir la faveur de concitoyenNEs, ces acteurs sociaux réduisent le réel de manière simpliste. Le plus important pour éradiquer la corruption, c’est de questionner nos attitudes et de modifier nos comportements comme citoyenNE. Pratiquer l’intégrité dans la vie de tous les jours, la droiture d’esprit dans nos relations avec les autres et ne pas se réfugier dans le silence complice parce que ça dérangerait notre vie. Voilà ce qui peut faire reculer ce phénomène. Il y a aussi à réfléchir au sens premier que l’on accorde aux mots avant leur utilisation. Surtout, ne pas prendre pour acquis le sens déformé que les ministres du « profit à tous prix » tentent d’imposer en nous disant qu’il n’y a pas mieux que le libre marché quand les écarts entre riches et moins riches se creusent constamment. Dans le prochain article, le dernier de cette série, nous verrons comment le « nous » est déterminant dans les transformations en profondeur des mœurs sociaux. Joseph Dansereau Des nouvelles du C.A.Le conseil d’administration du 19 janvier dernier est revenu sur la question de l’entrée de la subvention du SACAIS et du contrôle financier. Quant aux quelques autres questions, par manque de temps certaines ont été reportées. La question des finances Sur l’évaluation des impacts de l’ensemble des contrats (frais fixes) sur les finances, comme prévu un outil de gestion a été développé et pourra être implanté prochainement. Ce budget de contrôle des liquidités permettra de connaître au jour le jour le portrait des entrées comme des sorties d’argents et surtout de mesurer les influences sur les prochains mois à l’égard du budget des prévisions financières. L’examen des contrats a été reporté faute de temps. Ce dossier est de première importance et un plan d’actions est en planification pour prendre des mesures dans les prochaines semaines. Le retard sévère de l’entrée de cette subvention en provenance du Secrétariat de l’action communautaire et des initiatives sociales (SACAIS) est principalement la cause du déséquilibre des finances mais pas la cause unique. Un « lac-à-l’épaule » Le manque de temps au sein du CA combinée à la démission d’un membre du conseil, Madeleine Ménard, pour des raisons personnelles ont forcé une remise à plus tard de cette rencontre de réflexion. Tout le conseil regrette ce départ inattendu. Un départ est toujours une perte d’une richesse particulière dans un groupe qui constitue sa personnalité. Merci a Madeleine pour ses contributions à l’avancement du CAPMO qui vit des moments de changements pas toujours faciles mais qui ouvrent l’horizon sur des perspectives stimulantes. Les résultats des délégations En ce début d’année, c’est plutôt calme pour les activités de représentation dans les divers organismes de la région. Bref, c’est probablement le calme avant la tempête. Les comités Les activités des comités en démarrage (comité des communications (COC), comité de la bonne fourchette et comité ad hoc sur la révision des règlements généraux), ont été reportées après l’assemblée générale spéciale du 11 février prochain puisque le plan de recommandations prioritaires qui sera présenté, apportera des clarifications tant sur le rôle que sur les mandats des divers comités actuellement prévus aux règlements généraux. Un très grand merci à Yvonne Morin pour avoir préparé le souper en toute hâte malgré une situation familiale très particulière qui exigeait sa présence. C’est dans des situations d’exception que l’on reconnaît la générosité des gens. Dates à retenir 9 février : À l’occasion du souper mensuel le RÉPAC (regroupement d’éducation populaire en action communautaire) offrira une formation pour tous et toutes. Surveillez l’affiche pour plus de détails. 11 février : Assemblée générale spéciale (10h à 16 h) pour la présentation finale du diagnostic organisationnel sommaire pour discuter de son contenu et du plan de recommandations dégagés des entrevues auprès des membres. 16 février : Réunion régulière du CA. Joseph Dansereau, secrétaire du CA joedanse@yahoo.fr ou 418-263-8173 Joseph Dansereau Morale, moralité et autres valeurs ...Avez-vous l’impression que l’argent nous gouverne ? Si vous répondez non, vous êtes ou bien menteur ou bien très très riche. Même pour ceux qui ont décidé d’adopter la simplicité volontaire, il n’en demeure pas moins que l’argent est de plus en plus nécessaire dans nos sociétés modernes. Comme nous produisons de moins en moins de biens, il est plus difficile de pratiquer une sorte de troc ou d’échange, et le monétaire devient indispensable. Mais c’est bien plus l’accès à la technologie que l’argent en lui-même. Ne pas avoir accès à internet et/ou à une carte de crédit peut énormément vous compliquer la vie. Oui, on peut vivre sans, mais c’est plus difficile. Et surtout, quand des enfants sont impliqués dans l’équation, alors le défi devient rapidement essoufflant. Quand on parle de valeurs, on parle plus souvent de valeurs monétaires que de valeurs morales. En faisant une rapide recherche sur la différence entre la morale et la moralité, et aussi sur la définition de l’éthique, ma route a de nouveau croisée celle de Khalil Gibran, ce poète libanais dont je vous avais cité la très belle phrase sur le printemps. Je vous offre donc celle-ci, que j’ai trouvée particulièrement d’actualité : « En vérité la soif de confort assassine la passion de l'âme et va en ricanant à son enterrement. » Quelle magnifique façon de décrire notre société. Ne croyez pas que je me mets hors du lot, bien au contraire. Je me rends compte qu’en vieillissant, j’ai justement envie de plus de confort, je suis moins encline à supporter une situation inconfortable. Peut être que ma « soif » n’est pas encore devenue assassine, mais parfois la passion prend un peu moins de place que le confort. Il faut que je me surveille ! Pour en revenir à Khalil Gibran, quelques précisions sur sa vie. Né au Liban vers la fin du 19e siècle dans une famille d’origine chrétienne, immigré puis élevé en partie à Boston, il retourne au Liban apprendre à l’École de la Sagesse, puis parisien d’adoption pour des études aux Beaux-arts, et pendant un moment il a côtoyé Rostand, Rodin, Debussy. Il rencontrera Gandhi puis retournera ensuite aux États-Unis. Son plus grand succès est « le prophète ». Je trouve que son histoire est assez représentative des humanistes du début du 20e siècle. Et je m’ennuie littéralement de la pensée ouverte, tolérante et éclairée de cette époque. Où sont donc passés tous les gens qui voulaient partager la vie avec tous les autres, sans se soucier de religion, de couleur, de sexe, ou autres différences. Bien que mon verbe « se soucier » soit faux, car l’intelligence de tous ces intellectuels était bien de connaitre, mais non pas de juger, toute une différence ! En regardant l’histoire récente, je vois que ces différences sont exacerbées par certains leaders, politiques ou religieux, qui s’en servent pour assoir leur autorité et leurs pouvoirs. Les écarts entre riches et pauvres n’ont jamais été aussi grands. Les pays s’enfoncent dans une Xième crise économique et financière. Le cynisme fait plus que jamais partie du portrait général. Et l’extrême droite fasciste et xénophobe recommence à fleurir dans certains pays de l’Est. Je dédie cette phrase de Gibran aux indignés, et à nous tous, 99%, qui chaque jour doivent se battre entre l’envie de baisser les bras et celle de relever la tête et de tendre la main. À nous tous, pour qui « morale » ne rime pas avec « mal », et « action » avec « exemption ». À nous tous qui bataillons dur pour faire de ce monde quelque chose de plus humain, et qui offrons à nos contemporains le plus beau des cadeaux : l’amour et le partage. Je trouve que finalement cette chronique rejoint bien celle du mois dernier où je vous donnais ma résolution de l’année 2012. Je ne pense pas avoir encore fait ma « GA » (Gratuite/Gentille Action) pour janvier mais je dois me dépêcher car il ne reste qu’une semaine à Janvier. Et vous, y avez-vous pensé ? Vite, vite, bientôt février. En plus, nous sommes chanceux car cette année nous aurons une journée de plus ! Alors, en attendant, je vous laisse là-dessus et au mois prochain. Patricia Bécavin Retour en hautCalendrier des activités à venirFévrier 2012 ![]() Vous avez apprécié cette édition de Ça Roule au CAPMO ? N'hésitez pas à y apporter votre contribution ! |
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à jour le 31 janvier 2012 |
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