Jeudi 31 Janvier 2008 9:41:01 AM

 


Comptes-Rendus


 
Après chaque rencontre mensuelle, un compte-rendu est rédigé et envoyé à tout nos membres. À chaque mois, sur le site, vous trouverez le compte-rendu du mois en internet ou encore, les comptes-rendus des mois précédents en format « pdf » que vous pouvez visionner en vous procurant le logiciel Acrobat Reader.  Pour lire nos compte-rendus précédents, cliquez ici

                    
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FÉVRIER


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Table des matières
  1. Comme à Athènes...
  2. Étaient présents
  3. EnGrEnAge, c'est quoi ?
  4. Réalisations
  5. Définition de la mixité
  6. Objectifs
  7. Colloque le 10 mars
  8. Constats des membres
  9. Par le passé
  10. Point de vue extérieur
  11. Pour une Européenne
  12. Pistes de solution
  13. Évaluation en un mot
  14. L'arbre des dollars solidaires
  15. L'EnGrEnAgE de Saint-Roch
  16. Forum citoyen sur la mixité dans Saint-Roch



Comme à Athènes...

Quelque peu ébranlé par les nouvelles de la fermeture du Squat Basse-Ville, les participantEs ont d’abord tenu à dénoncer les stratégies déloyales des politicienNEs, amiEs des promoteurs immobiliers, qui utilisent la réglementation de la régie du bâtiment pour chasser de la rue Saint-Joseph les organismes communautaires qui, selon certainEs commerçantEs nuisent à l’image du Novo Saint-Roch. Un membre a même dénoncé les spéculateurEs qui rêvent de transformer l’église Saint-Roch en discothèque ou en centre commercial pour une classe huppée.

Tout ce processus ressemble à de la gentrification, exclusion des moins bien nantiEs, locataires, au profit de ceux et celles qui ont une bourse mieux remplie. Quoiqu’il en soit, Saint-Roch, épicentre de la ville de Québec et carrefour de tous les quartiers centraux, n’a pas fini de susciter les convoitises et les débats. Parce qu’après tout, à qui appartient le centre-ville ? Aux promoteurEs qui n’y habitent pas, aux petits propriétaires, aux résidantEs, à ceux et celles qui y travaillent ou y viennent pour se divertir, aux groupes communautaires, aux sans-abri qui n’ont nulle part où aller ? En fait, à touTEs et à personne à la fois, ce qui s’y vit étant la résultante en concentré de tous nos rapports sociaux. L’important c’est que chacunE y ait au moins encore le droit de cité, ce qui à Athènes signifiait : avoir le droit d’y venir pour participer à la vie du chef-lieu. C’est cet espace de discussion démocratique que le Forum d’Engrenage du 10 mars prochain au sous-sol de l’église  Saint-Roch tentera de recréer.

Engrenage




Étaient présents

Ulises Nieves Flores
Judy Miller
Rita Pelletier
Philippe Ouellet
Ginette Gratton
Robert Lapointe
Normand D’Amours
Donald Lehouiller
Baillar
Marie-Joëlle Lemay Brault
Christina Guillot
Claude Garneau
Johanie Paquet
Patricia Becavin
Guy Boulanger
Juliette Ouellet
Gérard Coulombe
Raphaël Cadoret
Michaël Lessard
Joseph Dansereau
Frédéric MacDuff
Yves Carrier
Claire Martineau


EnGrEnAge, c'est quoi ?

EnGrEnAge est une table de quartier impliquant 14 organismes ainsi que les citoyenNEs dans le but d’améliorer le échanges entre les différentEs acteurEs au sein du quartier Saint-Roch et favoriser la mixité ainsi que l’appropriation de l’espace public par les citoyenNEs.



Réalisations

À l’origine, ce fut un regroupement de citoyenNEs qui souhaitaient améliorer la sécurité de la rue Dupont. Par la suite, ils et elles se sont mobiliséEs dans une perspective plus large soit à l’échelle de Saint-Roch,  travaillant davantage à la mixité et à l’appropriation des espaces publics.  Ils ont d’ailleurs organisé une cabane à sucre sur le parvis de l’église St-Roch, fait une épluchette de blé d’Inde et bien plus encore. Ce regroupement, avec lequel le CAPMO s’est beaucoup impliqué à ses débuts, a travaillé également avec le Conseil de quartier pour son plan directeur qui misait sur la mixité sociale. Depuis peu, l’EnGrEnAgE  est géré par une personne rémunérée étant donné l’augmentation de ses activités.



Définition de la mixité

L’EnGrEnAgE définit la mixité comme suit :
différentes  classes sociales, ethnies, ou cultures qui habitent activement et participent harmonieusement à un milieu urbain.
Du monde



Objectifs

Certes, EnGrEnAgE œuvre dans le but d’améliorer le échanges entre les différentEs acteurEs au sein de Saint-Roch, favoriser la mixité ainsi que l’appropriation de l’espace public par les citoyenNEs. Mais plus encore, ce projet s’est donné comme mandat d’aller sonder l’opinion du public. Par l’animation, EnGrEnAgE tente de consulter la voix de ceux et celles qui ne sont pas portéEs à s’exprimer par  les voies traditionnelles. Ces membres se disent conscientEs qu’il y a souvent bien des choses qui se passent dans les coulisses de la politique, mais ils et elles essaient de dépasser les conflits en tentant d’aller vers les solutions et pour ce faire, chercher à faire tomber les préjugés des unEs envers les autres.


Colloque le 10 mars

C’est pourquoi, le 10 mars, de 8 h 30  à 16 h 30 au 555 rue Saint-François Est ( sous-sol de l’église Saint-Roch) aura lieu une journée de discussion entres les différentEs acteurEs du quartier Saint-Roch. Par exemple, il y aura des ateliers de discussion sur les « irritants » entre les différentEs acteurEs, des tables rondes de différents organismes, des ateliers de recherche de solutions. Voir dernière page de ce compte rendu pour les modalités d’inscription.



Constats des membres

Un membre de CAPMO témoigne de ses observations du processus de gentrification qui s’est produit dans le Vieux-Québec et dit observer le même phénomène dans Saint-Roch, c’est-à-dire, un processus par lequel on entre par la porte arrière d’un quartier populaire dans le but de le revitaliser, souvent insidieusement, pour installer une population plus aisée (phénomène urbain d’embourgeoisement).



Par le passé

- Avant, le Carré d’Youville était plus pour monsieur, madame tout le monde. Maintenant, ils ont pris l’endroit  en main, il y a des caméras, on donne des contraventions à ceux et celles qui flânent, le Capitole a été racheté et rénové. C’est maintenant un endroit pour les « gents » messieurs et les gentes dames. Ce sont des gens qui ont de la classe qui vont là. Si tu es moindrement « débrailléE » et que tu t’assoies avec  ton Coca-Cola, tu te le fais dire. C’est bien de vouloir revitaliser le quartier, mais en dessous il y a un côté insidieux dans lequel les intérêts des gens qui sont là sont brimés. J’espère que cela ne se passera pas comme ça au parvis de l’église, que les gens pourront encore flâner, être là avec leurs chiens et autres. Parce qu’il faut aussi rappeler qu’il y a très peu d’espace dans Saint-Roch, si ce n’est le long de la rivière Saint-Charles. Au parc St-Roch, c’est la même chose, un gardien chasse les gens mal habillés.

- Les investisseurEs s’attaquent présentement à Saint-Roch, mais par le passé ils et elles se sont essayéEs avec Saint-Vallier et à d’autres endroits. Ce sont évidemment des quartiers ouvriers dans leurs formes urbaines, qui ont résisté à la gentrification, comme Saint-Sauveur qui a un comité de citoyenNEs bien installé et fort. C’est ce que cela prend. La pression et effectivement forte, autour de l’église, pour faire un développement commercial. Les tentatives d’éviction des organismes communautaires comme Point de Repère et Squat Basse-Ville doivent être dénoncées.

Cette pression se fait notamment par la rente foncière, des promoteurEs qui tentent d’acheter de larges sections du quartier, des compagnies qui louent des logements et, l’année suivante, ce sont des condos. Il faut savoir qui sont ceux et celles qui  sont propriétaires du quartier pour pouvoir agir.

- Ce phénomène ne concerne pas seulement la zone touchée, mais également les quartiers qui environnent   Saint-Roch parce qu’il s’agit d’un important lieu de transit.




Point de vue extérieur

- Un membre dit que depuis son arrivée au Québec il y a dix ans, il a observé que le quartier Saint-Roch était le cœur, l’épicentre de Québec. Mais depuis le renouveau de Saint-Roch, il constate que progressivement le quartier est appelé à se repeupler de manière sélective, puisque les gens natifs de l’endroit sont repoussés vers Saint-Sauveur et Limoilou. Même chose avec la prostitution ou la drogue. Il y a une perte considérable au niveau des valeurs socioculturelles. Il fait appel à l’importance de s’unir et de revendiquer nos droits relatifs à la commercialisation et aux valeurs de la société de consommation, dont l’intérêt n’est pas la résolution des différents problèmes de la société, mais de simplement  les cacher pour optimiser leurs profits.



Pour une Européenne

- Lorsque je suis venue m’établir au Québec en 1993, j’ai mis les pieds à Saint-Roch; c’était en pleine guerre des motards. Il n’y avait pas de parcs, un No-Man’s-Land. Le Mail était un tout autre endroit qui n’a rien à voir avec aujourd’hui.  LE magasin Laliberté a été parmi  les premiers à refuser les offres de promoteurEs, à prendre en main leur propre revitalisation et à vouloir rester. Une des choses qui a en premier tué la vie de quartier, notamment dans le Vieux-Québec, ç’a été la fin des épiceries et des dépanneurs, qui sont les commerces de proximité pour se procurer les choses de première nécessité. Il y a, en Europe, quelque chose qui s’appelle la Fête des Voisins. Cette fête, organisée notamment à Paris, victime de gentrification, vise à créer des liens, un lieu de discussion et de partage entre les différentEs acteurEs.

Consommation























Pistes de solution

- UnE membrE souligne l’importance d’aller chercher l’appui et le soutien  des commerçantEs pour donner un poids aux paroles des citoyenNEs en plus de donner un sentiment d’appartenance aux commerçantEs, ce qui donne une force de solidarité. Donc, à ce moment-ci, ceux et celles qui vont à l’encontre de la vie de quartier vont davantage sortir du lot. Présentement, il y a un sentiment qu’il se passe de quoi, mais on n’a pas de visage. Il nous faut identifier ceux et celles dont les valeurs ne sont pas humanistes, mais davantage mercantiles. On saura alors à quoi s’attendre.

- Il est  important de prouver que dans ce quartier, il y a des gens qui y habitent et que le parvis est un lieu pour touTEs. En face il y a des terrasses. Pourquoi ne pourrions-nous pas faire de même l’été ? Au  lieu de flâner sur les marches, on pourrait installer des bancs et des tables pour se réapproprier le lieu.

- Quelqu’un souligne que des policiers ont déjà donné des amendes à des gens qui mangeaient leur lunch sur les marches de l’église Saint-Roch. Est-ce que la police ferait du profilage économique ?



Évaluation en un mot

Un sujet chaud qui a soulevé l’intérêt et a favorisé une tempête d’idées.
La rencontre a souligné l’importance de la communication.
Il est important de pouvoir s’exprimer sur ce qui nous opprime, c’est libérateur.
Église

 Parvis de l'église St-Roch à Québec



L'arbre des dollars solidaires

Arbre



L'EnGrEnAgE de Saint-Roch

   Table de quartier

«  Au-delà de la diversité, vers une réelle mixité »
Comment cohabiter de manière harmonieuse et poursuivre un développement qui assure les intérêts de touTEs ?

La table de quartier l’EnGrEnAgE de Saint-Roch et l’Aumônerie communautaire  vous invitent à participer au …

Programme

Pourquoi ?
Pour échanger et réfléchir sur la mixité sociale et ses défis ?
Pour trouver des pistes d’action.

Pour toute information ou pour vous inscrire au Forum citoyen sur la mixité, veuillez communiquer avec Marie-Joëlle Lemay Brault aux coordonnées mentionnées ci-après. L’inscription serait souhaitée avant le 26 février 2010. Aussi, par souci de représenter la diversité de Saint-Roch et pour assurer le confort des participantEs, nous  limitons à deux le nombre d’inscriptions par organisation.


L’EnGrEnAgE de Saint-Roch                           Tel : 418-525-6187, poste 223
435, rue du Roi                                                Courriel : engrenage@gmail.com
Québec (Québec), G1K 2X1


* Une contribution de 5 $ par personne est demandée afin de défrayer une partie des coûts du repas. Cependant, le coût ne devrait pas être un obstacle à la participation.



Forum citoyen sur la mixité dans Saint-Roch

10 mars 2010

Au-delà de nos différences, nous avons touTEs en commun le partage d’un même milieu de vie. Venez apporter votre couleur lors d’un processus
de discussion dynamique!

Programme préliminaire de la journée

8 h 30 à 9 h :  Accueil des participantEs
9 h 15 :            Mot des organisateurEs
9 h 30 :            Conférence de M. Réjean Lemoine, historien
10 h :               Travail en ateliers, « Les facilitants et les irritants d’une réelle mixité   sociale dans Saint-Roch »
11 h 30             DÎNER (le dîner sera offert sur place)
13 h :                Table ronde, 5 acteurs de divers milieux décrivent leur expérience de la mixité dans Saint-Roch
14 h :                Travail en ateliers, « Les pistes d’action pour améliorer la situation   actuelle »
15 h :                 PAUSE
15 h 15 :           Plénière en grand groupe
16 h :                Conclusion et évaluation
16 h 30 :           Activité de clôture