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Mercredi 16
Novembre 2005 11:59:43 AM |
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Rapport d'activités 2006-2007 pdf http://www.capmo.org/RA-2006-2007-1.pdf
Index du rapport 2005-2006 : Format HTML
ci-dessous ou en (pdf)
IntroductionL’année 2005-2006 fut une année remplie de projets fort stimulants, mais aussi de défis. Heureusement, les membres se sont grandement impliqués pour les relever. Nous avons entrepris l’année en soulignant le 30e anniversaire du CAPMO. Une fête pleine de rebondissements où des fondateurs et la fondatrice(!) nous ont fait l’honneur de leur présence. De nouveaux projets ont vu le jour cette année, d’autres se sont consolidés. Le Carrefour de savoirs sur la spiritualité de la citoyenneté a pu amorcer sa réflexion grâce au support de la fondation BÉATI. Puis nous avons concrétisé la volonté des membres de se rapprocher de notre base en s’impliquant dans la Coalition l’Engrenage, un regroupement de groupes du milieu qui travaille à animer le quartier St-Roch dans sa mixité sociale. Nous avons aussi vécu deux autres rencontres de dialogue avec des militaires qui nous ont menés, chaque fois, un peu plus loin. Ces trois projets sont expliqués plus longuement dans le rapport d’activités. Bien que notre réflexion ait avancé concernant la place de la spiritualité au CAPMO et la façon de la nommer, nous n’avons pas pris de décision formelle de modification de notre charte. En fait, après deux assemblées générales extraordinaires, nous avons reporté cette décision à l’année prochaine et nous proposons aux membres d’organiser un congrès d’orientation pour prendre le temps de se positionner sur ces enjeux assez fondamentaux pour le CAPMO. L’enjeu du financement demeure au cœur des préoccupations des membres et de la permanence du CAPMO. Le conseil d’administration en a été saisi dès sa première rencontre. Après une discussion large avec des personnes-ressource, nous avons mis sur pied un comité de financement pour dégager la permanence de la recherche de nouvelles avenues pour le financement du groupe. Dans un contexte politique qui se positionne carrément à droite, sur les trois paliers de gouvernement, en particulier à Québec et dans sa région, le CAPMO a tenté cette année de mettre de l’avant de nouvelles propositions pour faire vivre l’Espérance d’un monde plus riche de sens, pour reprendre le thème de la Nuit de spiritualité de cette année. Évidemment, nous ne pouvons mener cette lutte tout seul et nous avons continué de maintenir des liens avec nos différents réseaux. Le contexte n’a toutefois pas changé et nous sommes bombardés quotidiennement d’annonces qui auront pour conséquences d’appauvrir les personnes qui sont déjà au bas de l’échelle et de brimer la réalisation des droits fondamentaux des citoyens et des citoyennes. Mais ce qui est mystérieux, c’est que nous arrivons encore à faire brûler la flamme d’une Espérance renouvelée. Nous vous présentons le rapport d’activités de cette année 2005-2006 sous une nouvelle forme plus épurée. Espérons que cela vous plaira!! Mot du conseil d’administration Trente ans… c’est l’âge de raison, et faire partie du conseil d’administration du CAPMO, c’est plein de bonnes raisons pour se mobiliser. Tout d’abord, c’est 13 rencontres dans toute l’année sans compter les deux assemblées générales extraordinaires pour revoir notre nom et nos objectifs et la réponse au questionnaire sur le projet pastoral paroissial que la paroisse nous a demandé de remplir. En fait, faire partie du conseil d’administration c’est comme une croisière! On embarque, il y a des escales, des passagers y descendent, d’autres montent à bord, parfois la mer est calme (surtout pour les finances!), parfois elle est houleuse, mais, quoi qu’il arrive, on est sûr de faire un beau voyage. De la continuité dans les idées, même si les membres changent, l’esprit reste! Patricia Bécavin, Membre du conseil d’administration Le 30e anniversaire du CAPMO C’est le 17 septembre que nous nous sommes retrouvéEs, une cinquantaine de personnes, pour souligner le 30e anniversaire du CAPMO. La journée a débuté par une présentation de l’histoire du CAPMO par des membres. Jean-Paul s’est rappelé des anecdotes toujours plus cocasses les unes que les autres sur la fondation du CAPMO et les luttes ouvrières que nous avons menées au début. Vivian a fait le tour de la période où au CAPMO, nous avons commencé à nous intéresser au sort des personnes qui ne travaillent pas, en ramenant le fidèle symbole de l’escargot, cet être qui ne recule devant rien et qui est un peu baveux. Juliette et Nancy ont rappelé l’époque de l’exercice de la citoyenneté, avec nos légendaires fleurs sur les barricades lors du Sommet des Amériques. Ensuite, nous avons échangé autour de l’Espérance, ce qui la nourrit, ce qu’elle signifie pour nous. Ce sont Marie-Claude et Jonathan qui ont lancé la discussion par un témoignage, en tant que jeunes engagés pour la justice sociale. Finalement, nous avons terminé la journée par une célébration sur le sens de la militance, amorcée par une prédication de Gérald et enrichie par des hommages rendus à des personnes qui ont marqué et marquent encore notre militance. Les paroles de Martine nous ont accompagnés toute la journée, en chanson. Une charmante chorale l’accompagnait. Les activités régulières du CAPMO Chaque année des projets reviennent ou de nouveaux s’installent dans notre action quotidienne. En voici le bilan pour l’année que nous venons de passer. Les rencontres mensuelles Même formule (un souper préparé avec amour et une rencontre animée avec humour), même participation (entre 15 et 25 personnes à chaque rencontre). Septembre : l’analyse de la conjoncture Octobre : les élections municipales Novembre : dialogue chrétien sur l’environnement Décembre : la course effrénée à la consommation Janvier : les élections fédérales Février : pas de quartier pour notre environnement Mars : la place des femmes dans le monde Avril : le choc des civilisations Mai : l’ONU Juin : Assemblée générale annuelle Le comité cuisine a été actif toute l’année pour préparer les repas des rencontres mensuelles et le comité envoi a assidûment poursuivi son travail mensuel de préparation des envois postaux. D’ailleurs, Claude Garneau, un membre inconditionnel, a reçu une reconnaissance en tant que bénévole de l’année par la députée Agnès Maltais. Félicitations Claude et merci pour tous les services que tu rends au CAPMO!! La Nuit de spiritualité Pour le sixième édition, Une nuit de spiritualité pour un monde riche…de sens, s’est tenue à l’Église Unie St-Pierre et a réuni près de 90 personnes pour échanger et vivre diverses expériences spirituelles animées par des personnes représentant les principales traditions spirituelles et religieuses vivantes à Québec. Le rayonnement du CAPMOLe
regroupement d’éducation populaire en action communautaire
(RÉPAC-03-12)
Nous en étions à notre deuxième et dernière
année de notre mandat au conseil d’administration du
RÉPAC. À ce titre, nous avons
participé au congrès d’orientation du MÉPACQ (le
mouvement national) lors duquel des orientations visant à
remettre l’énergie sur la création d’outils
d’éducation populaire ont été votées.Nous avons également maintenu notre participation au comité Éducation populaire autonome qui a organisé la formation de mai. Le thème de cette année : « Power trip collectif » ou la démocratie dans nos groupes. Quatre personnes du CAPMO y ont participé. Le RÉPAC a organisé le Bloquons Charest! le 13 avril et nous y étions. Nous avons aussi participé à la campagne du porte-feuille rouge pour revendiquer la hausse du financement des groupes de défense collective des droits. Le Collectif de lutte et d’action contre la pauvreté (CLAP) Il s’agit du collectif régional du Collectif pour un Québec sans pauvreté. Notre participation au CLAP cette année a pris la forme d’une participation à la formation sur les médias; d’une corvée d’envoi au Collectif pour un Québec sans pauvreté; d’une participation à la rédaction d’un communiqué de presse envoyé pendant la grande Guignolée et invitant la population à être solidaire toute l’année et pas juste à Noël; d’une présence à la consultation sur la couverture des besoins et de l’organisation de cette même consultation pour nos membres; d’une participation à l’élaboration de la formation sur le budget provincial; d’une présence lors des activités organisées dans le cadre de la semaine de la dignité des personnes assistées sociales; et d’une participation à l’action pour la gratuité des médicaments. Animations et formations Les mêmes formations ont été données cette année. Au Grand Séminaire, une session justice sociale en janvier à des séminaristes en année de discernement. Puis une formation sur la pauvreté au Québec offerte au Laïcat missionnaire. Et nous avons animé un 5 à 7 à Jésus-Ouvrier sur les préjugés. Le site internet du CAPMO Le site s’est développé à la vitesse de l’éclair grâce à notre ami Carol qui l’a complètement pris en charge. À voir notamment dans la page organisation, la carte « cliquable » de la ville avec une multitude d’informations ainsi que la page « actualité populaire et ouvrière » qui contient aussi des informations fort pertinentes à l’analyse sociale. Le Réseau du Forum social de Québec et Chaudière-Appalaches Notre participation s’est limitée à une présence lors des assemblées générales. Cette année, le RFS a été actif essentiellement par la coalition « La ville que nous voulons », lors des élections municipales. Le Carrefour Cardijn En tant que membre, nous avons participé aux rencontres du conseil d’administration et nous avons contribué à la recherche de nouveaux locataires pour la maison. Le projet PAIX Le CAPMO s’est rapproché l’an dernier de la Commission Paix du Réseau du Forum social Québec et Chaudière-Appalaches. En fait, depuis les événements du 11 septembre 2001, les membres du CAPMO se préoccupent des libertés fondamentales, de la politique étrangère canadienne, des choix politiques du gouvernement états-unien en matière de relations internationales et du lien à faire entre guerre et pauvreté. Cette réalité nous a menés à la réalisation d’une première rencontre d’échange entre militaires et pacifistes pour partager et confronter nos conceptions de la paix dans le monde. Cette année, deux rencontres de dialogue avec des militaires ont été organisées, réunissant chaque fois près d’une trentaine de personnes, autant de civils que de militaires. Les échanges permettent la véritable rencontre entre deux mondes, qui bien que ce soit étonnant, ne sont pas si loin l’un de l’autre. Malgré les différences, on commence à voir plus clairement en quoi ce rapprochement peut nous aider dans notre lutte pour la non-violence et la véritable paix à l’échelle internationale. La rencontre de mai a été particulièrement intéressante. Le thème abordé : l’Afghanistan. Quelques militaires présents à la soirée en revenaient ou se préparaient à y aller. L’échange a permis d’une part de réaliser que la culture de l’armée canadienne n’en est pas une de guerrière. Du moins, les militaires que nous rencontrons ne portent pas un désir de « faire la guerre » mais bien d’apporter une « aide humanitaire » aux peuples qui vivent ou subissent des situations de conflits armés. Ils ne sont pas dupes non plus des enjeux géo-politiques et économiques qui se cachent derrière bien des conflits. Seulement, ils cherchent à donner un sens à leur « mission de paix » en lui donnant une note humanitaire. Cela demeure l’armée, qui ne fait rien pour rien, qui est stratégique. Et bien que nous continuons de nous questionner sur ce choix de s’engager dans l’armée, des liens de confiance se tissent et le respect se développe entre nous. Le contexte politique canadien actuel pose toutefois quelques inquiétudes. Le gouvernement Harper a pris un virage radical concernant la mission canadienne en Afghanistan. Notre armée y mènera dorénavant la guerre aux terroristes, sous l’ordre de l’armée américaine par-dessus le marché. Est-ce que ça influencera la culture de l’armée canadienne? La question se pose. Les militaires croient que non. Mais il est légitime de penser que la réponse est oui, si c’est une pratique qui se développe et s’installe sur du long terme. C’est très inquiétant. Et en attendant, il nous semble impossible de construire la paix en Afghanistan, tant que l’armée américaine y sera. À la question « Que pouvons-nous faire, nous citoyens et citoyennes, pour supporter les missions de paix que l’armée canadienne réalise sur le terrain? », plusieurs réponses sont proposées. Mais la plus étonnante et certainement la plus pertinente est celle-ci : faire des pressions pour que notre gouvernement se dissocie, sur le plan politique, stratégique et sur le terrain, de l’armée américaine. Voici donc une piste d’orientation pour le travail à venir. La balle est dans notre camp pour ce bout du chemin. C’est à nous de le faire, celui-là. Mais le travail de dialogue et d’échange est à poursuivre. Nous aurons à préciser nos attentes, à continuer de développer notre aptitude à dialoguer, à confronter nos visions de la paix dans le monde et des moyens de la construire. C’est un travail de longue haleine dans ce contexte qui n’est pas propice aux échanges sur du long terme (il y a beaucoup de mouvance dans l’armée!), mais c’est une autre façon de faire autrement, radicalement. Le comité paix a aussi contribué à organiser la manifestation contre la torture en Irak. Le carrefour de savoir sur la spiritualité de la citoyennetéCe dernier-né du CAPMO a pu voir le jour grâce à la Fondation BÉATI qui a accepté de supporter sa réalisation parce qu’elle y voyait un projet novateur, porteur de transformation par rapport à une question sur laquelle tous les milieux sont en quête de nouvelles façons de faire. En effet, les objectifs du Carrefour sont les suivants : C’est un projet qui cherche à nommer une spiritualité dans laquelle des militantEs pourraient se reconnaître, qui n’est pas spécifiquement la spiritualité de l’engagement chrétien, mais qui l’inclut tout en s’inspirant d’autres traditions spirituelles, incluant l’humanisme laïque. Par le Carrefour de savoirs sur la spiritualité de la citoyenneté, nous souhaitons permettre le dialogue et l’ouverture sur la spiritualité et ce qui la nourrit parmi les personnes engagées socialement et rendre cette dimension de la vie plus inclusive et rassembleuse. Un groupe s’est rapidement formé, tournant autour de 10 personnes. Les premières rencontres ont servi à partager autour de la question suivante : Qu’est-ce qui nourrit ma spiritualité? Des exemples d’éléments fondateurs d’une expérience de foi qui revenaient dans chaque histoire de vie : des moments de rupture avant d’aller plus loin, les relations avec les autres comme lieu de rencontre de l’Infini, une recherche de vérité, souffrance et espérance, la vie spirituelle se vit dans l’action, … Les échanges ont ensuite tourné autour des questions liées à l’exercice de la citoyenneté et au sens que cela prend pour nous. Lors de la dernière rencontre, certains membres ont exprimé le sentiment d’avoir retrouvé un sens à leur engagement, mais surtout d’en avoir développé une plus grande conscience. Le Carrefour a aussi organisé une célébration à Noël et une à Pâques. C’est aussi les membres du Carrefour qui ont organisé l’événement soulignant l’anniversaire de l’assassinat de Mgr Romero, en mettant l’accent sur les Romero d’aujourd’hui. Une des façons d’atteindre les objectifs du Carrefour était de se donner de la formation. C’est pourquoi la journée de formation sur la théologie de la libération a été organisée. Après avoir exploré ce qu’elle a été en Amérique du Sud, nous avons entendu parler d’expériences qui s’en sont inspirées. Puis nous avons réfléchi à comment elle peut s’appliquer dans le contexte actuel du Québec et de Québec en particulier. Nous terminerons cette première année par une rencontre avec Jean-Philippe Perreault, qui nous partagera les conclusions de son mémoire de maîtrise qui porte sur Enjeux de transmission et questions de relève dans les milieux chrétiens d’engagement social. Nous aurons également l’occasion de vivre une journée de ressourcement, organisée par le CPRF (anciennement le CPMO), sur le thème du souffle. Après une première année d’activité du Carrefour de savoirs, nous pouvons déjà dire qu’il a pour effet d’alimenter notre recherche de sens dans une perspective plus large et universelle. Des membres ont partagé aussi le fait qu’ils et elles se sentent plus conscientEs des raisons profondes de leur engagement, que le Carrefour de savoirs leur a permis d’identifier des ancrages qui donnent un sens à leur engagement citoyen.
Projet d'animation du quartier Saint-RochÀ la dernière assemblée générale annuelle, les membres du CAPMO ont décidé qu’il devenait prioritaire de se rapprocher de la base, de rejoindre davantage les personnes en situation de pauvreté et qui vivent de l’isolement. Pour atteindre cet objectif, nous avons opté pour être plus présent dans le quartier St-Roch. Avec sa revitalisation, des personnes mieux nanties viennent s’installer dans le quartier, ce qui le menace d’un embourgeoisement. Nous faisons face au défi de maintenir la population résidante du quartier avant sa revitalisation, tout en favorisant la cohabitation avec les nouvelles personnes qui arrivent. De plus, le Conseil de quartier a entrepris cette année sa consultation des citoyennes et des citoyens pour la définition du plan directeur. Il s’agit là de défis que le CAPMO est en mesure de relever compte tenu de son histoire et de son expérience. En effet, la pratique d’éducation populaire que le CAPMO a développée nous outille pour une consultation qui serait mobilisante. Et notre expérience d’animation de dialogue entre des personnes de cultures différentes est grande. Pour réaliser cet objectif, nous nous sommes associés à la coalition l’Engrenage qui est issue de Fleurir la rue du Pont et de la Cellule citoyenne, une première initiative d’animation du quartier pour développer le sentiment d’appartenance et mobiliser les gens pour une implication dans la transformation de leur quartier. Cette coalition regroupe l’Ilôt Fleurie, le conseil de quartier, Ébullition, Art dans la ville, Éco-Quartier et nous. Elle a pour mission d’animer le quartier pour que les gens s’approprient leur milieu de vie. Cette année nous avons organisé une cabane à sucre avec l’Engrenage. Elle s’est tenue sur le parvis de l’église St-Roch et de l’église Jacques-Cartier. Nous avons profité de l’occasion pour consulter les gens sur ce qu’ils aiment et n’aiment pas de leur quartier. Les résultats ont été transmis au conseil de quartier qui en tiendra compte dans son analyse pour la construction du plan directeur. Quelques activités semblables seront organisées pendant l’été. Chacune de ces activités vise à permettre aux résidents et résidentes du quartier d’occuper les espaces publics et de rencontrer les gens qui vivent dans le même quartier. Nous profiterons aussi de chacune de ces occasions pour demander aux gens ce qu’ils souhaitent comme changement pour améliorer la qualité de vie dans le quartier St-Roch. Les perspectives sont illimitées pour cette coalition. D’abord, une démarche de mobilisation citoyenne pour nous mener loin… et là où on ne l’aurait pas pensé. Mais nous travaillons dans la perspective éventuelle que la mobilisation mène à la mise sur pied d’un comité de citoyens et citoyennes à St-Roch. En attendant, nous espérons voir naître des projets concrets. Il en émergera certainement du plan directeur mais nous nous pencherons sur la possibilité de mettre sur pied une coopérative d’habitation à l’automne Quelques mots sur le financementFace au défi du financement qui s’est fait plus grand l’an dernier à cause de la baisse importante des dons provenant des communautés religieuses, le conseil d’administration a rapidement organisé une rencontre avec des personnes-ressource en début d’année. Suite à cette rencontre, un comité de financement a été mis sur pied pour explorer de nouvelles avenues de financement pour nous. Le comité de financement s’est réuni une dizaine de fois au courant de l’année. Le gros du travail a été pour l’organisation d’un brunch-bénéfice qui a permis de ramasser environ 1500$. Le comité a également tenté de développer d’autres sources d’autofinancement. Par exemple, il a mis en place la vente de noix de lavage, un produit écologique et économique. Des lettres ont aussi été envoyées à divers donateurs potentiels en vue de les sensibiliser à la mission du CAPMO. Actuellement le financement prend du mieux. Rien n’est consolidé encore mais dans une perspective à moyen terme, on peut espérer pouvoir engager à nouveau une deuxième personne pour compléter la permanence et développer ainsi de nouveaux projets. Mais pour y arriver, il faudra que d’autres membres se joignent au comité qui pourrait s’essouffler rapidement sans de nouveaux bras et de nouvelles têtes. Des perspectives à voir venirAu retour des vacances, le CAPMO aura plusieurs défis à relever pour assurer sa continuité. Tout d’abord, il aura à s’adapter à une nouvelle permanence et à développer de nouvelles façons de partager le travail entre la permanence et les membres. Cela implique aussi qu’il faudra poursuivre le travail de recherche de nouvelles avenues de financement, amorcé par le comité financement cette année. La consolidation de la permanence à deux personnes est un enjeu incontournable pour l’avenir du CAPMO. Le congrès d’orientation servira de tremplin pour envisager les prochaines années. Des décisions importantes y seront prises concernant l’identité du CAPMO et la mission qu’il veut réaliser dans le monde d’aujourd’hui. La participation des membres à cet événement majeur est indispensable pour que soient portées par la suite les orientations qui y seront prises. L’avenir prend racine dans le passé. Un regard en arrière nous permet de voir surgir les projets qui pourront occuper les membres du groupe pour les mois à venir : la poursuite du Carrefour de savoirs sur la spiritualité de la citoyenneté, le développement du dialogue avec des militaires et ses suites d’action citoyenne que cela nous appelle à faire, et l’animation du quartier St-Roch dans sa mixité sociale. Dans la dernière année, des idées ont émergé de nos rencontres et de nos réflexions. Peut-être aurons-nous l’occasion d’en développer quelques-unes : l’idée d’un projet de recherche pour identifier les entreprises qui ont des pratiques non respectueuses des personnes et de l’environnement et celles qui font le contraire, pour en faire la promotion; l’adoption d’unE éluE pour le ou la surveiller et noter ses bons coups et ses mauvais coups tout en formant les gens à investir les espaces démocratiques actuels; la formation à l’analyse critique de l’information transmise par les médias de masse et investir dans les médias populaires et alternatifs; une suite au carrefour de savoirs sur les finances publiques qui pourrait mener une campagne sur les impôts et le bien commun;… Les projets ne manquent pas. Et bien que la mobilisation soit un défi, même au CAPMO, la motivation est encore présente, parce qu’elle est nourrie d’une Espérance qui est encore très vivante chez nous. Et nous poursuivrons notre rôle de l’animer pour la faire vivre et se développer, à travers l’accompagnement dans la quête de sens.
Rapport d'activités 2004-2005
Juin
2005
Une année de transition, de cheminement, de cogitation… 2005, c’est l’année du trentième anniversaire du CAPMO. Une année de souvenirs des années passées… et de projections pour les années à venir. Et déjà il est temps de boucler, de faire le bilan de cette année, de mettre ensemble tous les morceaux sur lesquels nous avons travaillé pour voir l’image qui en ressort. En fait, c’est un travail que nous ferons ensemble, lors de notre assemblée générale annuelle. Mais le rapport d’activités est le point de départ, le texte qui présente en résumé les activités et les projets que nous avons réalisés depuis août dernier. Un contexte qui bouge Pendant que les peuples continuent de subir les impacts des politiques destructrices et envahissantes de l’administration Bush et que les conflits armés font des victimes de façon indécente, les Québécois et Québécoises résistent aux politiques néolibérales du gouvernement Charest et attendent avec plus ou moins d’impatience les résultats de la Commission Gomery. Bref, la terre continue de tourner, pas toujours rondement. Et les peuples continuent de résister, plus ou moins pacifiquement, aux injustices. Des mouvements bien en vie La scène politique québécoise est près de voir apparaître un nouveau mouvement, issu des gens qui en ont assez de faire rire d’eux par les classes politiques qui sont toutes plus incohérentes les unes que les autres. En effet, un vaste mouvement citoyen, Option citoyenne, est en train de voir le jour. Son but : défendre enfin le bien commun, commun pour vrai. En même temps, les groupes de partout au Québec s’organisent pour dénoncer les politiques de Charest. Le mouvement étudiant a atteint des sommets jamais vus dans l’histoire du Québec. Les syndicats s’organisent aussi à la défense des services publics. Le Collectif pour un Québec sans pauvreté poursuit sans relâche sa lutte pour la reconnaissance des droits fondamentaux à travers l’accès à des conditions de vie décentes. Les femmes ont lancé la Charte mondiale des femmes pour l’humanité. Et le RÉPAC, notre regroupement d’éducation populaire, est bien vivant et l’a démontré lors du 14 avril, deuxième anniversaire de l’élection du gouvernement Charest. Une année de regards… en arrière et par en avant! Quant à nous, nous avons roulé notre bosse à deux toute l’année. Nous avons maintenu le phare sur les activités régulières et nous avons animé une démarche de réflexion sur nos orientations, dont l’aboutissement se vivra en assemblée générale annuelle. Mais nous en avons appris des choses, certaines nouvelles, d’autres moins, sur ce qui nous anime, ce que nous sommes, et ce que nous souhaitons être encore plus ou mieux. Et maintenant, c’est le temps du bilan pour mieux voir où l’on s’en va!! Mot du conseil d’administration Le CA du CAPMO? Toute une aventure! Et même plus! Un cheminement à la fois personnel et collectif… à travers nos orientations que l’on révise en cette 30e année. Et peut-être un nouveau départ avec nos nouveaux projets (dialogue avec des militaires, spiritualité de la citoyenneté) et notre espérance sans jamais oublier qui nous sommes et ce que nous devons préserver, notamment l’apport de notre spiritualité, spécifiquement chrétienne. Ce fut un CA occupé mais heureux, enthousiaste même. Nous avons examiné les conditions de travail de nos permanentEs et réfléchi à notre financement (il n’y a plus de bas de laine!) pour le consolider. Et il y a eu aussi plusieurs CA élargi sur nos orientations. Pour ma part, le bilan est positif. En ce début de millénaire, la joie et l’espérance doivent être au rendez-vous, car j’ai le sentiment que la conscience s’élargit de plus en plus. Et l’Amour authentique nous guidera… Robert Lapointe
Démarche de réflexion sur nos orientations 2005 est notre trentième année d’existence. Bien sûr nous allons fêter cet anniversaire. Mais nous en avons aussi profité pour revoir notre mission, nos objectifs et regarder derrière pour mieux voir venir devant. Un brin d’histoire… Nous avons amorcé cette réflexion par un retour sur notre histoire. En gros, rappelons que le CAPMO a été fondé par des prêtres et des religieux et religieuses ouvriers-ères qui avaient besoin d’un lieu pour se retrouver, se ressourcer, se former à l’action sociale et politique. Les premières actions se sont tournées vers le monde ouvrier, les conflits de travail, les luttes pour la syndicalisation des petits travailleurs. Ensuite, à la fin des années 80, le chômage a projeté des milliers de personnes dans la pauvreté extrême, accentuée par les réformes néo-libérales qui sabraient dans la sécurité sociale. C’était le début, pour le CAPMO, de l’ère de la lutte à la pauvreté, avec le Jeûne à relais, la Nuit des taons qui piquent, et la naissance du Collectif pour un Québec sans pauvreté. Au début du deuxième millénaire, ce sont les droits fondamentaux et l’exercice de la citoyenneté qui ont occupé les membres du CAPMO. Cet intérêt a été nourri par les événements du 11 septembre 2001 et les décisions qui ont suivi (loi anti-terroriste, augmentation du contrôle aux frontières du pays, invasion en Afghanistan et en Irak, etc.). De cette histoire sont ressorties des constantes, qui sont à la base de l’identité du CAPMO. En voici quelques-unes : les droits et la dignité des personnes sont au cœur de notre action; la lutte à la pauvreté et la justice sociale sont des options claires; l’occupation de deux terrains, soit le politique et le spirituel; l’importance des repas; la constance des rencontres mensuelles; le dialogue et la démocratie comme pratiques ancrées dans le quotidien; des formations, de l’information, l’importance du partage des savoirs; des temps de célébration, de fête;… Dans quel monde vivons-nous? Pour situer les constantes que nous révèle l’histoire dans le contexte d’aujourd’hui, nous avons pris le temps de faire une analyse approfondie de la conjoncture. Il en est ressorti différents enjeux qui nous interpellent : la démocratie et le rapport à l’État, les droits humains, l’impérialisme américain, la paix, l’environnement, le marché, la mobilisation, les conditions de vie et l’information/communication. Différents éléments nous permettent de mieux comprendre le contexte. Tout d’abord, les luttes des classes se sont transformées en luttes sectorielles, qui ont divisé le mouvement révolutionnaire de sorte que les luttes se mènent maintenant sur le terrain des besoins particuliers et non pour notre projet de société, en tant que citoyens et citoyennes. Il est clair pour nous que le changement ne viendra pas d’abord de ceux qui tirent profit du système actuel. On aspire tous et toutes à plus de confort, à plus de sécurité. Le problème, c’est comment on s’y prend pour y arriver en tenant compte des besoins de tout le monde. On se dit aussi que tant qu’on n’a pas eu l’expérience libérante d’une autre façon de faire, on ne peut pas croire que c’est possible. Alors notre défi est de montrer qu’on peut faire autrement d’une façon assez précise et convaincante pour que des gens embarquent et l’essaient avec nous. Vers où allons-nous? Finalement, nous avons commencé à penser aux orientations que le CAPMO pourrait prendre dans les prochains mois. Nous pouvons nous appuyer sur nos forces (la durée, l’équilibre entre les quatre axes, la diversité des personnes que nous rejoignons, l’ouverture, la pertinence de nos actions, le dialogue comme pratique, et plein d’autres choses) et nos alliances (avec d’autres groupes d’éducation populaire, avec d’autres réseaux, des communautés religieuses, et quelques autres milieux). Nous devons aussi être conscients des limites que nous avons, comme des alliances qu’il nous faut développer (avec des médias de masse, avec le monde de l’économie alternative), notre capacité à mobiliser, notre financement qui est toujours précaire, etc. De ces constats émergent différentes pistes d’action que nous allons prioriser en assemblée générale. Elles se raccrochent aux créneaux suivants : les médias, la santé, la paix, la mobilisation des personnes exclues, les conditions de travail, les finances publiques. La démarche d’orientation donnera donc des fruits. Mais d’abord, elle nous aura permis de partager notre vision du CAPMO et de ce que nous avons envie qu’il devienne. Et ce fût très profitable… et stimulant. Chaque année des projets reviennent ou de nouveaux s’installent dans notre action quotidienne. En voici le bilan pour l’année que nous venons de passer. Les rencontres mensuelles Cette année encore, nous avons tenu 10 rencontres mensuelles et rédigé les comptes-rendus qui les accompagnent. En fait, 9 rencontres ont été réalisées au CAPMO et une dixième s’est plutôt transformée en une invitation à la représentation d’une pièce de théâtre sur le bien commun, jouée dans le cadre du deuxième anniversaire de l’élection de Charest à la tête du gouvernement québécois, le 14 avril. Les autres thèmes abordés sont :
Quelques rencontres ont donné des suites. Par exemple, la rencontre sur la Charte mondiale des femmes a nécessité une rencontre entre hommes et femmes sur la place des hommes dans la lutte des femmes. La rencontre sur la simplicité volontaire a donné lieu à une lettre dénonçant les conditions de travail des commis de magasin. Éventuellement, une rencontre sera organisée avec eux et elles pour mieux comprendre leurs conditions de travail et pour identifier avec eux et elles comment le CAPMO peut supporter leur lutte. Le Comité citoyenneté Le comité citoyenneté a tenu 4 rencontres durant l’année. Cependant, étant donné le peu de participation, les membres du comité ont décidé de suspendre les rencontres et d’investir leur temps dans la démarche de réflexion sur nos orientations. Par contre, les rencontres qui ont eu lieu ont été fort intéressantes. Tout d’abord, le comité citoyenneté a rencontré une délégation colombienne venue nous entretenir sur la prise en charge des collectivités en vue de se réapproprier leur terre, en résistance à l’état colombien et à l’armée qui veulent les exproprier. Par la suite, le comité citoyenneté a répondu à l’appel de la Coalition contre la discrimination afin de travailler sur une déclaration citoyenne contre la discrimination. Cela a débouché sur une rencontre mensuelle sur le sujet où les membres présents ont bonifié cette déclaration. Par ailleurs, dans l’optique d’une meilleure compréhension du monde municipal, une rencontre avec M. Yvon Bussière, président de l’arrondissement La Cité, a permis de mieux saisir le fonctionnement interne de la ville ainsi que les divers enjeux en vue des prochaines élections municipales. Finalement, le comité a rencontré Mme Christiane Gagnon, députée de Québec à la Chambre des Communes à Ottawa dans le but de cerner la position du gouvernement canadien ainsi que celle du Bloc Québécois, sur la question du bouclier anti-missile. La Nuit de spiritualité Le CAPMO a participé à l’organisation de la cinquième édition de la Nuit de spiritualité. Le comité d’organisation est composé de diverses personnes rattachées à différentes traditions spirituelles. Cette année encore, l’événement a été l’occasion de collaborer avec diverses traditions spirituelles partageant les mêmes espérances d’un monde plus accueillant. Pourquoi un monde accueillant?
Le projet Paix L’idée d’un projet sur la paix et la non-violence s’inscrit dans une réflexion de longue date. La paix et la non-violence ont toujours été des préoccupations pour les membres du CAPMO. Mais depuis les événements du 11 septembre 2001, la réflexion s’est intensifiée. Les impacts d’une telle tragédie sur la vie des gens d’ici et d’ailleurs sont inquiétants (loi anti-terroristes, guerre en Afghanistan, invasion en Irak, projet de bouclier anti-missile, etc.). Les questions émergent quant à notre rôle comme citoyennes et citoyens et comme Canadiennes et Canadiens dans la construction d’un monde plus juste où une véritable paix peut exister. Ce contexte nous a amenés à désirer aller plus loin dans la réflexion sur la construction d’un monde paisible où les personnes sont reconnues dans leur dignité et leurs droits. Nous avons choisi de nous associer à la commission Paix du Réseau du Forum social de Québec et Chaudière-Appalaches (RéseauFS) [ www.coalitionsquebec.org ] pour nous donner des moyens d’approfondir notre réflexion et de développer notre action de promotion de la paix et de la non-violence. La commission Paix inclut plusieurs regroupements thématiques dont la Coalition Québec-Irak, la Coalition Québec-Palestine, le Comité BAM (Bouclier antimissile) et le Comité Conflits en Amérique latine. Plusieurs organismes (entre 25 et 30) offrent leur appui moral. Les membres actifs le sont à titre individuel. Avec cette structure, les membres souhaitent que la Commission Paix demeure ouverte à d'autres individus, groupes ou regroupements. Concrètement, le CAPMO a engagé Michaël Lessard — qui coordonnait bénévolement la commission Paix du RéseauFS — pour coordonner de nouvelles activités de promotion de la paix et de la non-violence avec les membres du CAPMO et de la commission Paix. Voici un résumé de ses responsabilités...
Voici certaines des activités organisées dans le cadre du Projet Paix en cette année 2005:
Comme vous le savez, l’envoi des documents du CAPMO ne se fait pas en criant « LAPIN ». La présence de précieuses personnes est capitale. Ainsi, le comité d’envoi a été en mesure de répondre à la demande! Chaque mois, quelques personnes se réunissent et préparent les envois. Certaines vont même jusqu’à les livrer à domicile. Un gros merci à cette équipe! Par ailleurs, la plupart de ces personnes sont impliqués dans le comité cuisine qui travaille à nous offrir un excellent souper lors des rencontres mensuelles. Toujours soucieux de vous offrir des repas de qualité, le comité cuisine a été fidèle à lui-même cette année en nous permettant de bien amorcer nos rencontres. Mille mercis! De septembre à mai, le CAPMO a eu le plaisir et le privilège de recevoir Marie-Claude Fortin, stagiaire en techniques de Travail Social du cégep de Sainte-Foy. Merci de ta couleur que tu as su apporter au CAPMO. Bonne chance dans tes projets futurs. De plus, en septembre, notre collègue Claudie Desmeules nous a quittés pour un long congé de maternité. Ainsi, Jonathan Lacasse a été embauché pour remplacer Claudie durant son congé et ce, jusqu’en mars 2006. Les temps de célébrations Nous avons célébré à Noël, autour d’un repas partagé et de la lecture du texte de la naissance de Jésus, tiré de Luc. À Pâques, un petit groupe s’est réuni (autant d’adultes que d’enfants!) pour partager un morceau de pain et ce qui nous habite en ces temps de rencontre entre la lumière et l’ombre. Les enfants ont grandement contribué à faire de cette soirée un moment rempli de joie, de rires et d’espérance. Le 30e anniversaire Pour organiser la fête soulignant notre 30e anniversaire, qui aura lieu en septembre 2005, un petit groupe de personnes se réunit depuis janvier. Dans la foulée de la préparation de cette fête, pour alimenter notre réflexion sur ces trente dernières années, nous avons invité des vieux et vieilles militantEs pour se remémorer des événements des années passées. Cette soirée a été mémorable. Réunir au CAPMO des personnes qui militent depuis trente ans et plus, et qui, au travers ces années se sont parfois confrontées sur des idées de fond quant à la transformation sociale, c’était audacieux… et pourtant si riche d’informations, de sourires complices, de « confessions », de solidarité. Un compte-rendu de cette soirée est disponible au CAPMO. Des films pour faire réfléchir Afin de pousser plus loin certains sujets, Jonathan a proposé, à diverses occasions, la projection de film ou documentaire portant sur un sujet précis. Ces projections étaient suivies d’une discussion sur le thème du film. Trois films ont été ainsi proposés cette année :
Malgré une faible
participation, les discussions ont permis de
mieux
saisir l’ampleur des phénomènes ou
événements.
Les ateliers de relecture Des personnes de la pastorale sociale du diocèse nous ont proposé de mettre sur pied des ateliers de relecture de notre vie à la lumière de certains textes d’Évangile. Ainsi, durant l’année 2004-2005, quatre rencontres ont eu lieu au CAPMO, réunissant de 5 à 6 personnes. Les thèmes abordés lors de ces rencontres sont les suivants : la colère, la paix, le caractère sacré de la vie et la Passion du Christ. Tous les thèmes abordés ont été choisis par les participantEs. Par ailleurs, certainEs d’entre eux ont mentionné leur intérêt de poursuivre ces ateliers pour la prochaine année. Une des forces du CAPMO, nous l’avons déjà dit, c’est d’être en réseau, de travailler en collaboration avec d’autres groupes, qui partagent les mêmes visées de transformation sociale que nous. Nous croyons à la nécessité de ce travail collectif pour assurer une cohérence entre nos actions et pour rejoindre le plus de gens possible. 1. Le regroupement d’éducation populaire en action communautaire (RÉPAC-03-12) Le retour de deux permanents au CAPMO aura permis de mettre plus de temps au sein de notre seul regroupement. Ainsi, le CAPMO s’est présenté au conseil d’administration du RÉPAC pour un mandat de deux ans. Pour cette année, c’est un total de 10 rencontres de CA du RÉPAC auxquelles nous avons participé. Par ailleurs, la permanence a siégé sur le comité de sélection visant à déterminer un nouveau coordonnateur/coordonnatrice pour le regroupement. De plus, le CAPMO a été très actif pour les événements entourant le 14 avril, soit le triste deuxième anniversaire de la prise du pouvoir de Jean Charest. En effet, le CAPMO a élaboré un tract qui pouvait s’accrocher au rétroviseur des voitures, sur lequel on retrouvait les revendications des groupes populaires pour cette action. En résumé, nous demandions le retrait du projet de réingénierie pour assurer une meilleure redistribution de la richesse, des services publics de qualité accessibles à toutes et tous et des programmes sociaux financés adéquatement et collectivement, un environnement naturel et social qui assure un avenir viable et une fiscalité qui sert l’intérêt public et repose sur le principe d’imposition équitable des citoyennes et des citoyens, des corporations et des compagnies. De plus, le CAPMO a fait partie de la mouvance des organismes qui fermaient leurs portes cette journée-là, en signe d’opposition à Charest. Plusieurs de nos membres sont venus bloquer Charest et ont assisté à la pièce de théâtre Res Publica. Par ailleurs, nous avons participé à l’assemblée générale annuelle du RÉPAC (en octobre) et également à l’assemblée générale extraordinaire (en février) portant sur les préparatifs entourant le 14 avril. Nous nous sommes aussi impliqués sur le comité Éducation populaire autonome du RÉPAC, dont le mandat est de promouvoir l’éducation populaire. Ce comité a organisé des activités permettant aux permanentEs et aux membres des groupes du RÉPAC de se former et d’échanger sur leurs pratiques d’éducation populaire autonome. Finalement, le CAPMO a participé à la formation du mois de mai portant sur « partir des préoccupations des gens ». Cette formation réunissait une cinquantaine de personnes provenant des divers groupes populaires membre du RÉPAC, dans un site enchanteur de Charlevoix. Des ateliers vivants nous ont permis d’expérimenter de nouveaux outils d’éducation populaire et de réfléchir à leur pertinence. 2. Animations et formations Comme dans les années passées, le CAPMO a été appelé à donner une formation au Grand Séminaire de Québec sur la justice sociale. D’une durée de trois jours, cette formation est une occasion particulière de sensibiliser les futurs prêtres face aux enjeux liés à la mondialisation des marchés et à la justice sociale. De plus, une formation d’une journée a été donnée au groupe du Laïcat Missionnaire. Le point central de cette formation tourne autour de la question de la pauvreté au Québec. Elle permet entre autre, de porter un regard sur les préjugés que nous portons face aux personnes en situation de pauvreté. Par ailleurs, grâce à la présence de Marie-Claude, le CAPMO a fait une tournée des classes au Cégep de Sainte-Foy auprès des étudiantEs en techniques de Travail Social. Cette tournée avait pour but de les sensibiliser aux impacts du néolibéralisme, ici et ailleurs et à les interpeller comme futurEs intervenantEs sociaux. Parallèlement à tout cela, la permanence a suggéré au conseil d’administration de faire une offre de formation à différents groupes. Ce serait pour nous une façon de rejoindre des personnes qui ne participent pas à nos activités pour leur partager notre analyse de la réalité sociale et réfléchir avec elles à des solutions pour transformer le monde. C’est aussi un des moyens que nous envisageons pour consolider notre financement et assurer le deuxième poste à la permanence. Des démarches ont d’ailleurs été amorcées auprès de la Maison Jésus-Ouvrier afin d’offrir une session sur la justice sociale. Par ailleurs, Marie-Claude a produit un dépliant qui permettra de faire connaître les diverses formations possibles que le CAPMO peut faire auprès des différents groupes intéressés. 3. Le Collectif de lutte et d’action contre la pauvreté (CLAP) Le CLAP est en fait le collectif régional qui est rattaché au Collectif pour un Québec sans pauvreté. La permanence du CAPMO y a représenté le groupe encore cette année. Plusieurs activités ont été organisées par le CLAP et nous avons mobilisé pour les activités mises de l’avant par le Collectif national. Le CLAP a participé à la Commission parlementaire sur le projet de loi 57 en envoyant un mémoire abrégé. Il a aussi organisé une tournée des députéEs de la région pour leur faire part de notre position quant à ce projet de loi. Nous avons été formés par le Collectif sur les enjeux du projet de loi 57 et les moyens d’action à mettre en branle pour le contrer. Suite à cette formation, nous avons occupé le restaurant du Parlement pour y tenir une session extraordinaire du Parlement de la rue et faire un peu de pression sur le gouvernement, alors qu’il s’apprêtait à adopter des lois sous la baîllon. Pour outiller les gens à analyser le budget provincial, nous avons organisé une journée de formation sur les finances publiques et les enjeux liés à l’adoption du budget. Nous avons aussi organisé une écoute collective du budget, pour tenter de le comprendre ensemble et pour rendre publique l’analyse que nous en faisions. Une formation sur le chemin parcouru depuis l’adoption d’une loi sur l’élimination de la pauvreté jusqu’au projet de loi 57, en passant par la loi 112, a été offerte aux membres de nos groupes. Finalement, plusieurs activités ont été organisées dans le cadre de la Semaine nationale des personnes assistées sociales. 4. Le Réseau du Forum social de Québec et Chaudière-Appalaches Ce réseau a été mis sur pied suite au premier Forum social régional de Québec, qui a eu lieu à l’automne 2002. Depuis, il a mis sur pied des commissions thématiques, dont la Commission Paix où le CAPMO est actif. Cette année, le CAPMO a participé aux assemblées générales où nous avons réfléchi, avec les autres membres, à la structure du Réseau et aux priorités sur lesquelles nous allons travailler. Il a été décidé de maintenir les commissions thématiques et de renforcer le comité mobilisation, qui devient en quelque sorte responsable de mobiliser la population sur des enjeux qui ne sont pas touchés par les commissions. Dans les prochains mois, le comité mobilisation se penchera sur la question de l’eau, comme ressource qui doit rester accessible et gratuite à tous et toutes. 5. L’activité soulignant le 25e anniversaire de l’assassinat de Mgr Romero Avec la Commission Paix du Réseau du Forum social, nous avons organisé encore cette année une activité soulignant l’anniversaire de l’assassinat de Mgr Romero. 25 ans! Plusieurs personnes ont participé à cet événement, qui a eu lieu d’abord sur le parvis de l’Église St-Roch où nous avons écouté des extraits des homélies de ce grand homme. Ensuite, nous nous sommes réunis autour d’un repas au sous-sol de l’Église où une conférence sur l’impact des pressions économiques sur les peuples d’Amérique du Sud a été donnée. Chaque année c’est l’occasion de vivre notre solidarité avec la communauté salvadorienne de Québec, à laquelle se joignent les personnes qui viennent d’ailleurs… et d’ici et qui sont interpellées par la violence ultime que Mgr Romero a subie. 6. Le site internet du CAPMO Depuis plus d’un an, le site internet du CAPMO n’avait pas été mis à jour. Des démarches ont été entreprises afin de doter le CAPMO d’un nom de domaine soit le capmo.org. Carol Anctil, un bénévole chevronné des AmiEs de la Terre, nous a offert un coup de main afin de remettre sur pied notre site. Le nouveau site du CAPMO est donc maintenant accessible au : www.capmo.org. 7. La recherche sur nos pratiques d’éducation populaire L’automne dernier, une étudiante à la maîtrise en service social, Majorie St-Pierre, a demandé notre accord pour être l’objet de son sujet de recherche : la contribution de l’éducation populaire à la constitution d’un acteur collectif. Concrètement, ça veut dire que Majorie a étudié comment le CAPMO, dans son approche d’éducation populaire, a favorisé la mise sur pied du Collectif pour un Québec sans pauvreté, un acteur qui s’est imposé sur la scène politique. 8. Activités de solidarité Notre quotidien est toujours occupé par les engagements que vous venez de lire, mais il arrive plein d’imprévus ou d’événements ponctuels qui mobilisent aussi nos énergies. Cette section présente en vrac la plupart de ces activités. Pour mobiliser nos membres autour du 14 avril, le deuxième anniversaire de l’élection de Charest, nous avons organisé une formation sur la réingénierie. Peu de membres y ont participé mais le contenu reste disponible et le bout qui a été fait… a été fait. Nancy poursuit son engagement au comité de sélection de la Fondation BÉATI, une fondation privée qui finance des projets d’ordre pastoral ou social. Nous avions une table au Congrès sur l’avenir des communautés chrétiennes (de l’Église catholique) pour nous faire connaître des chrétienNEs qui souhaitent s’engager socialement ou qui sont préoccupéEs par des questions de justice sociale. Des membres du CAPMO ont participé au Congrès du MÉPACQ, le mouvement national d’éducation populaire autonome, qui portait sur le rôle de l’État. Quelques membres du CAPMO ont participé à la manifestation organisée le 20 novembre par le Réseau de vigilance, profitant du congrès du Parti Libéral pour dénoncer les politiques néo-libérales du gouvernement Charest. De la même manière, plusieurs femmes membres du CAPMO ont accueilli, avec d’autres, la Charte mondiale des femmes qui arrivait à Québec, par le traversier de Lévis. 9. Quelques mots sur le financement Nous avons pu maintenir deux personnes à la permanence du CAPMO cette année, mettant fin aux surplus que nous avions accumulés dans les dernières années. Le financement demeure toutefois très précaire et rien ne nous assure pour l’instant la possibilité de maintenir deux postes l’an prochain. Des démarches sont faites auprès de certains bailleurs de fond et nous explorons la possibilité de faire une offre de formation active auprès de différents groupes qui pourraient bénéficier de notre expertise. Nous profitons de cet espace pour remercier toutes les personnes et tous les groupes qui ont donné au CAPMO, peu importe le montant, et qui contribuent de cette façon à changer le monde avec nous, pour le rendre plus juste et plus humain. Des perspectives à voir venir L’année 2004-2005 a ressemblé à une année de transition, où nous avons pris le temps de nous regarder, de partager notre vision du CAPMO. Nous avons maintenu plusieurs de nos activités, et nous avons commencé à rêver et même à préparer quelques nouveaux projets. La démarche d’orientation que nous avons faite nous a amenés sur des pistes à explorer ou développer. Par exemple, pouvons-nous nous rapprocher des personnes qui habitent les quartiers centraux, en particulier le quartier St-Roch, et qui vivent en majorité des situations de pauvreté et d’exclusion? Ce rapprochement nous permettrait peut-être de développer des projets qui répondent davantage aux besoins de ces personnes et qui nous amèneraient sur des terrains nouveaux pour nous mais tout aussi porteurs de transformation sociale. C’est du moins une des propositions qui sera faite en assemblée générale. Dans la foulée de notre réflexion sur la place de la spiritualité au CAPMO et pour répondre à ce qui nous semble un besoin pressent de références et de questions de sens sur l’engagement social, nous avons pondu un projet de Carrefour de savoirs sur la spiritualité de la citoyenneté. Le projet Paix qui est né cette année propose également des pistes porteuses d’Espérance. Un dialogue avec des militaires, c’est un projet audacieux, un défi qui s’inscrit dans du long terme. Mais nous croyons qu’il est possible et nécessaire dans un contexte où l’armée canadienne joue un rôle sur le plan international, un rôle auquel nous voulons donner une couleur de paix, d’espoir et de justice. Pour 2005-2006, nous devrons relever plusieurs défis. Celui du financement, pour consolider la permanence à deux personnes et même pour assurer le poste de la personne à la coordination du projet paix. Nous devrons faire preuve de créativité et trouver des façons nouvelles d’aller chercher les fonds nécessaires à la poursuite de notre travail. Le défi aussi de réaliser tous les nouveaux projets que nous portons, tout en se gardant une marge de manœuvre pour réagir aux imprévus de la conjoncture. Finalement, nous devrons aussi être capables d’accueillir les nouvelles personnes qui viendront à nous, de leur faire une place pour qu’elles sentent qu’elles peuvent, elles aussi, contribuer à faire du CAPMO un groupe de transformation sociale où se vit la solidarité entre toutes les personnes. Il est donc temps de refaire nos forces avant d’entreprendre une nouvelle année qui débutera avec le 30e anniversaire, en septembre. Trente ans derrière, trente ans devant!!
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| le 29 septembre 2007 | |||||||||||||||||||||||