UniEs
dans le silence pour le respect de la personne, notre manifestation
pacifique est un cri d’alarme pour attirer l’attention sur la
pauvreté… la pauvreté des femmes et leur exploitation sexuelle
dans la prostitution. C’est notre façon d’exprimer notre solidarité et
de donner la parole à toutes les femmes qui sont ou se sont prostituées
qui n’osent pas affirmer leur refus de la prostitution! Pourtant ce que
ces femmes veulent, c’est sortir de la prostitution! Nous les
représentons au centre de ce cercle par des lanternes allumées.
On
ne rêve pas d’être prostituée. On ne le choisit pas non plus. Un jour
on bascule dans la prostitution, c’est un mode extrême de survie. Le
seul fait qu’on fasse cela devrait montrer que quelque chose ne va pas
avec nous-autres, s’exclame une survivante. La pratique de la
prostitution implique la dissociation de soi qui entraîne la
désensibilisation progressive de son corps et l’anéantissement complet
de sa vie sexuelle. Cette perte de sensibilité détruit ce que l’humain
a de plus précieux : son humanité. La sensibilité est la base, le
fondement de la connaissance de soi et de la construction de la
liberté. Les dommages sévères qu’elle cause à la femme sont banalisés,
niés, méconnus des «clients» et des proxénètes qui ne subissent aucun
de ces dommages. Non, se prostituer n’est pas un choix et ce n’est
jamais banal.
Notre manifestation est un appel à la réflexion et
à la solidarité de touTEs nos concitoyenNEs pour un débat publique sur
ces questions. Nous voulons que soit connue la réalité de la
prostitution. L’heure est venue de réviser notre vision, notre
compréhension de la prostitution, d’en connaître la vérité. Nous
voulons que cessent l’illusion et l’ignorance entourant la plus vieille
menterie du monde. Nous affirmons que la prostitution est grave, que
c’est une violence et une exploitation sexuelle des femmes, comme le
reconnaissent déjà la Suède, la Norvège et l’Islande et que nous devons
aussi reconnaître. Il n’existe aucune politique sociale pour faire
disparaître les conditions d’entrée dans la prostitution, non plus que
de politique ou de programmes sociaux pour faire connaître les
conditions pour en sortir. Notre société n’offre aucune alternative à
la prostitution. La politique de réduction des méfaits (distribution de
condoms, de seringues stériles, tests anonymes de dépistage, etc.) est
insuffisante, inadéquate et contribue même à y enfermer les femmes. Le
minimum serait pourtant de leur venir en aide. La prostitution doit
reculer.
Communiqué de presse
Tant qu’il y aura de la prostitution, il n’y aura pas d’égalité entre
les femmes et les hommes.
Nous vous invitons très cordialement à notre 22ième
Cercle de silence. Il s'agit d'une manifestation pacifique
pour dénoncer la banalisation de la prostitution, lancer un cri d'alarme sur sa
nature réelle, une manière de donner une parole
publique aux femmes qui en sont victimes et qui veulent en sortir, un
appel à un débat public sur le sujet.
Communiqué de presse
Pour publication immédiate
Québec, 27 février 2011 – La Maison
de Marthe et le Carrefour d’animation et de participation à un monde ouvert
(CAPMO) invitent les citoyennes et les citoyens de Québec à participer à leur
22ième Cercle de silence, le
jeudi 3 mars, au coin des rues
Saint-Joseph et du Parvis de 17h30 à 18h30.
À la veille de la
Journée internationale des femmes 2011, nous réfléchirons aux
stratégies qui doivent être mises en place pour abolir la prostitution, la plus
vieille oppression du monde. En effet, tant qu’il y aura de la prostitution, il
n’y aura pas d’égalité entre les femmes et les hommes car le système
prostitutionnel est basé sur la domination et l’exploitation des femmes et des
enfants pour assouvir des désirs sexuels d’hommes. Il n’y a pas de sexualité
égalitaire ni responsable dans la prostitution.
Abolir la prostitution
nécessite un changement radical de la législation qui punit majoritairement les
femmes prostituées plutôt que de s’attaquer aux
« clients-prostitueurs », la source principale de la prostitution. Le
projet de loi privé déposé à la Chambre des communes par la députée bloquiste
Maria Mourani en décembre dernier va dans ce sens. Il propose des peines plus
lourdes pour les proxénètes qui trafiquent des femmes et des enfants au Canada
et à l’étranger à des fins d’exploitation sexuelle. L’impunité a assez duré!
En janvier dernier, l’Irlande
a déposé un projet de loi criminalisant les hommes qui achètent du sexe comme
c’est le cas en Suède depuis 1999, en Norvège depuis 2008 et en Islande depuis
2009. Selon le bilan de la Suède, publié en 2010, la criminalisation de l’acte
d’achat a conduit à une baisse de la demande, et en conséquence, de l’offre. La
prostitution de rue a également régressé alors que rien ne permet de penser que
la prostitution cachée ait augmenté. Voilà des nouvelles encourageantes!
Notre Cercle de silence est
un cri d’alarme sur la présence sournoise de la prostitution, sa réalité
insupportable, sa gravité, ses conséquences tant pour les individus qui la
pratiquent que pour les sociétés qui la tolèrent. Joignez-vous à nous.
21è cercle de silence, L'imposture de la prostitution
Québec, 31 janvier 2011 – La Maison de Marthe et le Carrefour d’animation et
de participation à un monde ouvert (CAPMO) invitent les citoyennes et les
citoyens de Québec à participer à leur 21ième Cercle de silence, le jeudi 3 février, au coin des rues Saint-Joseph et du Parvis de 17h30
à 18h30.
La
prostitution est bien présente chez-nous et si bien intégrée à notre société
qu’on n’en soupçonne même pas la présence dans nos quartiers ou nos immeubles à
logements. La prostitution n’est pas ce que l’on pense, ni ce qu’elle prétend
être, c’est une vaste imposture.
L’industrie
de sexe fait miroiter la richesse et le plaisir sexuel : imposture. Le besoin d’argent et la pauvreté des
femmes est la toile de fond de la prostitution. Oubliez les histoires des «
call girl » à mille ou deux mille dollars l’heure ou la journée. Même si la
chose peut exister, c’est exceptionnel. Ces messages sensationnels sont moussés
par l’industrie du sexe qui tire avantage de la banalisation de la prostitution
pour en faire la promotion. La prostitution est une imposture dont les premières victimes sont les
femmes prostituées elles-mêmes. La
pauvreté de ces femmes est non seulement économique, mais aussi affective,
sociale et relationnelle, des apprentissages, de l’estime de soi, etc. Entrer
dans la prostitution se fait au prix de la désintégration de la personne, dans
toute femme prostituée, il y a une petite fille assassinée.
L’industrie
du sexe fait accroire aux femmes que la prostitution est faite pour elles :
imposture. La prostitution est au service des
hommes. Ce sont les femmes prostituées qui portent la honte de la prostitution qui
se fait dans elles, sur elles, à travers
elles. Ces
femmes sont démolies sur tous les plans, souillées, brisées ; des
survivantes qui expérimentent des dommages sévères dans tout leur être avec une
désensibilisation progressive de leur corps qui va jusqu’à l’anéantissement
complet de leur sensibilité : la décorporalisation. Elles seules subissent ces
conséquences tragiques et durables, les
‘clients’ et les proxénètes n’en gardent, eux, aucune séquelle.
Comme
le dit l’une d’elles: « Ça tellement pas d'allure. Pense-y: se faire
toucher, donner son sexe à quelqu'un qu'on ne connaît même pas! Faut tellement
être fuckée pour faire ça. Le seul fait qu'on fait ça devrait montrer à
tout le monde qu'y a quelque chose qui va pas avec nous autres! Il est temps que ça cesse. Ces femmes ne
doivent pas être une sous-classe d’êtres humains que l’on peut acheter
ou vendre. La prostitution est une grave imposture que nous dénonçons, comme le fait aussi le documentaire de
Ève Lamont intitulé L’IMPOSTURE qui sera présenté au Cinéma Cartier du 18
février prochain au 3 mars.
Notre
Cercle de silence est un cri d’alarme sur la présence sournoise de la
prostitution, sa réalité insupportable, sa gravité, ses conséquences tant pour
les individus qui la pratiquent que pour les sociétés qui la tolèrent.
À Québec, vingtième Cercle de
silence. La charité ne suffit plus.
Québec, 2 janvier 2011 – La Maison de Marthe et le Carrefour
d’animation et de participation à un monde ouvert (CAPMO) invitent les
citoyennes et les citoyens de Québec à participer à leur 20ième Cercle de
silence, ce jeudi 6 janvier 2010, au coin des rues Saint-Joseph et du Parvis de 17h30
à 18h30.
La prostitution est bien présente
chez-nous et si bien intégrée à notre société qu’on n’en soupçonne même pas sa
présence dans nos quartiers et nos immeubles à logements.
Quand la prostitution est légale
dans un pays, c’est le cas au Canada, le commerce sexuel, la marchandisation
des humains se trouvent légitimés.
Quand une société reconnaît que
la personne humaine est inaliénable, la prostitution disparaît. La Suède en
1999, la Norvège en 2008 et l’Islande en 2009 l’ont décidé et l’ont abolie
chez-eux. Le Royaume-Uni sera probablement le prochain pays, il y travaille.
Glasgow en Écosse, Madrid en Espagne sont des villes qui œuvrent aussi dans ce
sens. Leur demande est révolutionnaire et solidaire des femmes qui sont ou se
sont prostituées. Au nom de cette même solidarité, avec et pour les femmes
victimes de la prostitution, pour leur offrir de l’aide, des alternatives à la
prostitution, des conditions pour en sortir définitivement, pour toutes les
femmes québécoises, pour nos filles et nos garçons, pour une société meilleure,
plus humaine et plus juste, nous faisons la même demande : que la
prostitution soit abolie chez-nous. La charité ne suffit plus, la prostitution
est un problème social et politique qui exige de mettre en place un plan
d’action et une politique sociale.
Ce privilège masculin d’accéder
à volonté au corps et à l’intégrité de femmes et d’enfants, un privilège
aménagé et protégé par une société profondément sexiste, ce privilège qui
a existé depuis des siècles doit maintenant cesser.
Jeudi, 6 janvier, 17H30,
venez vous joindre à nous au coin des rues St-Joseph et Du Parvis dans St-Roch.
Le Cercle de silence est une expérience à vivre une fois dans sa vie.
Sources : Rose
Dufour, Maison de Marthe, 418 523-1798
Yves Carrier, Carrefour d’animation et de
participation à un monde ouvert (CAPMO), 418 525-6187, poste 221
Communiqué de presse
Le
dix-huitième Cercle de silence reçoit l’Opération Tendre la main
Québec, 31 octobre 2010 – La Maison de Marthe et le Carrefour d’animation et
de participation à un monde ouvert (CAPMO) invitent les citoyennes et les citoyens
de Québec à participer à leur dix-huitième Cercle de silence, ce jeudi 4 novembre 2010, au coin des rues Saint-Joseph et du Parvis de 17h30
à 18h30. L’AFEAS
St-Augustin-de-Desmaures se joindra à nous pour tenir sa treizième Opération tendre la main.
Dans une manifestation pacifique commune,
d’une durée d’une heure, les deux événements s’associent pour dénoncer la banalisation
de la violence, développer la
conscience, la solidarité et l’empathie envers les personnes qui en sont les
victimes, dénoncer particulièrement la violence subie dans l'univers de
la prostitution, dénoncer la prostitution comme une violence.
Notre silence se veut un cri d’alarme sur toutes les formes que
prend la violence, sa présence sournoise, sa réalité, sa gravité et ses
conséquences, tant pour les individus qui la pratiquent que pour les sociétés
qui la tolèrent.
Tendre une main secourable plutôt
que de juger, plutôt que de condamner, de rejeter et d’exclure, tendre une main
secourable aux personnes prostituées, aux personnes blessées, démunies qui
aspirent à une vie meilleure, être sensible à la réalité inacceptable et
intolérable de la violence.
Nous prendrons le temps de garnir l’arbre de la paix de l’Opération Tendre la Main avec les rubans
blancs symbolisant les femmes tuées par la violence au cours de la dernière
année. Par la suite, nous partagerons un bouillon chaud et échangerons ensemble
dans les locaux du CAPMO sis au 435 rue du Roi, à deux pas du parvis de
Saint-Roch.
Joignez-vous à nous ce jeudi 4 novembre à 5H30 (17H30). Le Cercle de
silence est une activité mensuelle, tous les premiers jeudis de chaque mois,
une expérience de solidarité à vivre.
Sources : Rose Dufour, Maison de Marthe, 418 523-1798
Yves Carrier, Carrefour d’animation et de
participation à un monde ouvert (CAPMO), 418 525-6187, poste 221
Dyane
Brouillette, AFEAS St-Augustin-de-Desmaures, 418 878-0081
Le
Cercle de silence : La prostitution, un travail pour la juge Susan Himel.
Québec, 3 octobre 2010 – La Maison
de Marthe et le Carrefour d’animation et de participation à un monde ouvert
(CAPMO) invitent les citoyennes et les citoyens de Québec à participer à leur dix-septième
Cercle de silence qui se tiendra le jeudi
7 octobre 2010 au coin des rues Saint-Joseph et du Parvis de 17h30
à 18h30.
Une cause portée devant la Cour supérieure de justice en
Ontario a amené la juge Susan Himel à déclarer
inconstitutionnels trois articles du Code criminel qui prohibent la sollicitation
de prostitution dans un lieu public, la tenue d’une maison de débauche et la
possibilité de vivre de la prostitution. Cela, pour protéger les femmes prostituées de la violence infligée par
leurs clients! Pour la juge Himel, la solution à cette violence serait la libéralisation de la prostitution… .
Elle n’a pas compris que la prostitution est elle-même une violence. Il ne lui est
pas non plus venue à l’esprit de leur offrir plutôt des alternatives à cette
prostitution ou des conditions pour en sortir! La juge a-t-elle cru se
rapprocher et aider ainsi les femmes prostituées ? Elle s’est, pourtant,
éloignée encore plus de leur réalité. Elle devrait envisager un stage pratique,
elle comprendrait mieux de quoi il s’agit.
Du
seul fait qu’une femme se prostitue, on devrait être alerté que quelque chose
ne va plus pour elle. Jamais la décriminalisation de la prostitution n’en réduira la dangerosité. C’est
tout le contraire qui se produira, selon les observations faites par les
recherches effectuées aux Pays-Bas, en Australie, en Allemagne et ailleurs, des
pays qui ont décriminalisé la prostitution. La décriminalisation n’empêchera jamais,
non plus, les dommages sévères causés à ces femmes sur tous les plans : physique,
psychologique, social; des dommages qu’aucun proxénète ou ‘client’ ne subit. La
prostitution en bordel n’est pas plus sécuritaire que la prostitution de rue, les
chercheurs l’ont démontré aussi. Pour l’avoir documenté depuis presque dix ans,
La Maison de
Marthe affirme haut et fort que ce que les femmes veulent, ce ne sont pas des
conditions pour rester dans la prostitution, mais des conditions pour en sortir
et en sortir définitivement, devenir des citoyennes à part entière.
Nous disons non
à la décriminalisation de la prostitution parce que modifier les articles du
Code criminel canadien dans ce sens donnerait aux proxénètes et aux acheteurs
de sexe le droit constitutionnel et la légitimité de
vendre nos femmes, nos filles, nos enfants pour les enrichir eux, pour les transformer
eux, de criminels à hommes d’affaires prospères! Nous savons que nous
pouvons faire mieux en faisant de la prostitution un problème digne d’une
politique sociale, en proposant à ces femmes des conditions qui leur
permettraient d’en sortir définitivement. En aidant les personnes prostituées, ce sont toutes les femmes que nous
aiderons, c’est toute la société que nous aiderons, ce sont les familles et les
hommes que nous aiderons, ce sont les enfants que nous sauverons.
Venez vous joindre à nous pour participer au
Cercle de silence ce jeudi 7 octobre, avec
les femmes qui en sont venues à se prostituer et contre la prostitution, comme tous les premiers jeudis du
mois.
Sources : Rose Dufour, Maison de Marthe,
418 523-1798