Lundi 03 mai 2010 9:54:25 PM

 


Cercle de silence

Non, la prostitution n'est pas un choix!

 
yeux fermés

* Parce que nous sommes solidaires des femmes exploitées dans la prostitution

* Parce que des milliers de personnes vivent dans la pauvreté, que la pauvreté économique, sociale et relationnelle est la toile de fond de la prostitution

* Parce que la pauvreté conduit loin, des femmes sont contraintes à se prostituer pour assurer leur survie et celle de leurs enfants

* Parce que la prostitution est l’accès au corps comme une marchandise et que l’humain est inaliénable, nous dénonçons l’affirmation que la prostitution est un choix. Cette affirmation bafoue et méprise le premier droit de la Charte des droits et libertés, l’humain est inaliénable.

* La prostitution est le commerce de l’être humain : elle est criminelle. Révisons notre vision de la prostitution féminine



Révisons notre vision de la prostitution féminine


UniEs dans le silence pour le respect de la personne, notre manifestation pacifique est un cri d’alarme pour attirer l’attention sur la pauvreté…  la pauvreté des femmes et leur exploitation sexuelle dans la prostitution. C’est notre façon d’exprimer notre solidarité et de donner la parole à toutes les femmes qui sont ou se sont prostituées qui n’osent pas affirmer leur refus de la prostitution! Pourtant ce que ces femmes veulent, c’est sortir de la prostitution! Nous les représentons au centre de ce cercle par des lanternes allumées.

On ne rêve pas d’être prostituée. On ne le choisit pas non plus. Un jour on bascule dans la prostitution, c’est un mode extrême de survie. Le seul fait qu’on fasse cela devrait montrer que quelque chose ne va pas avec nous-autres, s’exclame une survivante.  La pratique de la prostitution implique la dissociation de soi qui entraîne la désensibilisation progressive de son corps et l’anéantissement complet de sa vie sexuelle. Cette perte de sensibilité détruit ce que l’humain a de plus précieux : son humanité. La sensibilité est la base, le fondement de la connaissance de soi et de la construction de la liberté. Les dommages sévères qu’elle cause à la femme sont banalisés, niés, méconnus des «clients» et des proxénètes qui ne subissent aucun de ces dommages. Non, se prostituer n’est pas un choix et ce n’est jamais banal.

Notre manifestation est un appel à la réflexion et à la solidarité de touTEs nos concitoyenNEs pour un débat publique sur ces questions. Nous voulons que soit connue la réalité de la prostitution. L’heure est venue de réviser notre vision, notre compréhension de la prostitution, d’en connaître la vérité. Nous voulons que cessent l’illusion et l’ignorance entourant la plus vieille menterie du monde. Nous affirmons que la prostitution est grave, que c’est une violence et une exploitation sexuelle des femmes, comme le reconnaissent déjà la Suède, la Norvège et l’Islande et que nous devons aussi reconnaître. Il n’existe aucune politique sociale pour faire disparaître les conditions d’entrée dans la prostitution, non plus que de politique ou de programmes sociaux pour faire connaître les conditions pour en sortir. Notre société n’offre aucune alternative à la prostitution. La politique de réduction des méfaits (distribution de condoms, de seringues stériles, tests anonymes de dépistage, etc.) est insuffisante, inadéquate et contribue même à y enfermer les femmes. Le minimum serait pourtant de leur venir en aide. La prostitution doit reculer.


Communiqué de presse

Tant qu’il y aura de la prostitution, il n’y aura pas d’égalité entre les femmes et les hommes.

 Nous vous invitons très cordialement à notre 22ième Cercle de silence. Il s'agit d'une manifestation pacifique pour dénoncer la banalisation de la prostitution, lancer un cri d'alarme sur sa nature réelle, une manière de donner une parole publique aux femmes qui en sont victimes et qui veulent en sortir, un appel à un débat public sur le sujet.

Communiqué de presse

Pour publication immédiate

 

Québec, 27 février 2011La Maison de Marthe et le Carrefour d’animation et de participation à un monde ouvert (CAPMO) invitent les citoyennes et les citoyens de Québec à participer à leur 22ième Cercle de silence, le jeudi 3 mars, au coin des rues Saint-Joseph et du Parvis de 17h30 à 18h30.

À la veille de la Journée internationale des femmes 2011, nous réfléchirons aux stratégies qui doivent être mises en place pour abolir la prostitution, la plus vieille oppression du monde. En effet, tant qu’il y aura de la prostitution, il n’y aura pas d’égalité entre les femmes et les hommes car le système prostitutionnel est basé sur la domination et l’exploitation des femmes et des enfants pour assouvir des désirs sexuels d’hommes. Il n’y a pas de sexualité égalitaire ni responsable dans la prostitution.

Abolir la prostitution nécessite un changement radical de la législation qui punit majoritairement les femmes prostituées plutôt que de s’attaquer aux « clients-prostitueurs », la source principale de la prostitution. Le projet de loi privé déposé à la Chambre des communes par la députée bloquiste Maria Mourani en décembre dernier va dans ce sens. Il propose des peines plus lourdes pour les proxénètes qui trafiquent des femmes et des enfants au Canada et à l’étranger à des fins d’exploitation sexuelle. L’impunité a assez duré!

En janvier dernier, l’Irlande a déposé un projet de loi criminalisant les hommes qui achètent du sexe comme c’est le cas en Suède depuis 1999, en Norvège depuis 2008 et en Islande depuis 2009. Selon le bilan de la Suède, publié en 2010, la criminalisation de l’acte d’achat a conduit à une baisse de la demande, et en conséquence, de l’offre. La prostitution de rue a également régressé alors que rien ne permet de penser que la prostitution cachée ait augmenté. Voilà des nouvelles encourageantes!

Notre Cercle de silence est un cri d’alarme sur la présence sournoise de la prostitution, sa réalité insupportable, sa gravité, ses conséquences tant pour les individus qui la pratiquent que pour les sociétés qui la tolèrent. Joignez-vous à nous.



21è cercle de silence, L'imposture de la prostitution

Québec, 31 janvier 2011 – La Maison de Marthe et le Carrefour d’animation et de participation à un monde ouvert (CAPMO) invitent les citoyennes et les citoyens de Québec à participer à leur 21ième Cercle de silence, le jeudi 3 février, au coin des rues Saint-Joseph et du Parvis de 17h30 à 18h30.

La prostitution est bien présente chez-nous et si bien intégrée à notre société qu’on n’en soupçonne même pas la présence dans nos quartiers ou nos immeubles à logements. La prostitution n’est pas ce que l’on pense, ni ce qu’elle prétend être, c’est une vaste imposture.

L’industrie de sexe fait miroiter la richesse et le plaisir sexuel : imposture. Le besoin d’argent et la pauvreté des femmes est la toile de fond de la prostitution. Oubliez les histoires des « call girl » à mille ou deux mille dollars l’heure ou la journée. Même si la chose peut exister, c’est exceptionnel. Ces messages sensationnels sont moussés par l’industrie du sexe qui tire avantage de la banalisation de la prostitution pour en faire la promotion. La prostitution est une imposture dont les premières victimes sont les femmes prostituées elles-mêmes. La pauvreté de ces femmes est non seulement économique, mais aussi affective, sociale et relationnelle, des apprentissages, de l’estime de soi, etc. Entrer dans la prostitution se fait au prix de la désintégration de la personne, dans toute femme prostituée, il y a une petite fille assassinée.

L’industrie du sexe fait accroire aux femmes que la prostitution est faite pour elles : imposture. La prostitution est au service des hommes. Ce sont les femmes prostituées qui portent la honte de la prostitution qui se fait dans elles, sur elles, à travers elles. Ces femmes sont démolies sur tous les plans, souillées, brisées ; des survivantes qui expérimentent des dommages sévères dans tout leur être avec une désensibilisation progressive de leur corps qui va jusqu’à l’anéantissement complet de leur sensibilité : la décorporalisation[2]. Elles seules subissent ces conséquences tragiques et durables, les ‘clients’ et les proxénètes n’en gardent, eux, aucune séquelle.

Comme le dit l’une d’elles: « Ça tellement pas d'allure. Pense-y: se faire toucher, donner son sexe à quelqu'un qu'on ne connaît même pas! Faut tellement être fuckée pour faire ça. Le seul fait qu'on fait ça devrait montrer à tout le monde qu'y a quelque chose qui va pas avec nous autres! Il est temps que ça cesse. Ces femmes ne doivent pas être une sous-classe d’êtres humains que l’on peut acheter ou vendre. La prostitution est une grave imposture que nous dénonçons, comme le fait aussi le documentaire de Ève Lamont intitulé L’IMPOSTURE qui sera présenté au Cinéma Cartier du 18 février prochain au 3 mars.

Notre Cercle de silence est un cri d’alarme sur la présence sournoise de la prostitution, sa réalité insupportable, sa gravité, ses conséquences tant pour les individus qui la pratiquent que pour les sociétés qui la tolèrent.



[1] Du titre du documentaire de Ève Lamont, L’imposture. Production du Rapide-Blanc.

[2] Judith Trinquart La décorporalisation dans la pratique prostitutionnelle, un obstacle majeur à l’accès aux soins. 2002. http://ecvf.online.fr/spip.php?article72


 

À Québec, vingtième Cercle de silence. La charité ne suffit plus.

 
Québec, 2 janvier 2011
– La Maison de Marthe et le Carrefour d’animation et de participation à un monde ouvert (CAPMO) invitent les citoyennes et les citoyens de Québec à participer à leur 20ième Cercle de silence, ce jeudi 6 janvier 2010, au coin des rues Saint-Joseph et du Parvis de 17h30 à 18h30.

La prostitution est bien présente chez-nous et si bien intégrée à notre société qu’on n’en soupçonne même pas sa présence dans nos quartiers et nos immeubles à logements.

 Quand la prostitution est légale dans un pays, c’est le cas au Canada, le commerce sexuel, la marchandisation des humains se trouvent légitimés.
 
Quand une société reconnaît que la personne humaine est inaliénable, la prostitution disparaît. La Suède en 1999, la Norvège en 2008 et l’Islande en 2009 l’ont décidé et l’ont abolie chez-eux. Le Royaume-Uni sera probablement le prochain pays, il y travaille. Glasgow en Écosse, Madrid en Espagne sont des villes qui œuvrent aussi dans ce sens. Leur demande est révolutionnaire et solidaire des femmes qui sont ou se sont prostituées. Au nom de cette même solidarité, avec et pour les femmes victimes de la prostitution, pour leur offrir de l’aide, des alternatives à la prostitution, des conditions pour en sortir définitivement, pour toutes les femmes québécoises, pour nos filles et nos garçons, pour une société meilleure, plus humaine et plus juste, nous faisons la même demande : que la prostitution soit abolie chez-nous. La charité ne suffit plus, la prostitution est un problème social et politique qui exige de mettre en place un plan d’action et une politique sociale. 

Ce privilège masculin d’accéder à volonté au corps et à l’intégrité de femmes et d’enfants, un privilège aménagé et protégé par une société profondément sexiste[1], ce privilège qui a existé depuis des siècles doit maintenant cesser.

 

Jeudi, 6 janvier, 17H30, venez vous joindre à nous au coin des rues St-Joseph et Du Parvis dans St-Roch. Le Cercle de silence est une expérience à vivre une fois dans sa vie.

Sources :         Rose Dufour, Maison de Marthe, 418 523-1798

Yves Carrier, Carrefour d’animation et de participation à un monde ouvert (CAPMO), 418 525-6187, poste 221

 



[1]   Source : http://www.prostitutions.info/debats_article.php3?id_article=67


Communiqué de presse

Le dix-huitième Cercle de silence reçoit l’Opération Tendre la main

Québec, 31 octobre 2010La Maison de Marthe et le Carrefour d’animation et de participation à un monde ouvert (CAPMO) invitent les citoyennes et les citoyens de Québec à participer à leur dix-huitième Cercle de silence, ce jeudi 4 novembre 2010, au coin des rues Saint-Joseph et du Parvis de 17h30 à 18h30. L’AFEAS St-Augustin-de-Desmaures se joindra à nous pour tenir sa treizième Opération tendre la main. 

Dans une manifestation pacifique commune, d’une durée d’une heure, les deux événements s’associent pour dénoncer la banalisation de la violence, développer la conscience, la solidarité et l’empathie envers les personnes qui en sont les victimes, dénoncer particulièrement la violence subie dans l'univers de la prostitution, dénoncer la prostitution comme une violence.

Notre silence se veut un cri d’alarme sur toutes les formes que prend la violence, sa présence sournoise, sa réalité, sa gravité et ses conséquences, tant pour les individus qui la pratiquent que pour les sociétés qui la tolèrent.

Tendre une main secourable plutôt que de juger, plutôt que de condamner, de rejeter et d’exclure, tendre une main secourable aux personnes prostituées, aux personnes blessées, démunies qui aspirent à une vie meilleure, être sensible à la réalité inacceptable et intolérable de la violence.

Nous prendrons le temps de garnir l’arbre de la paix de l’Opération Tendre la Main avec les rubans blancs symbolisant les femmes tuées par la violence au cours de la dernière année. Par la suite, nous partagerons un bouillon chaud et échangerons ensemble dans les locaux du CAPMO sis au 435 rue du Roi, à deux pas du parvis de Saint-Roch.

Joignez-vous à nous ce jeudi 4 novembre à 5H30 (17H30). Le Cercle de silence est une activité mensuelle, tous les premiers jeudis de chaque mois, une expérience de solidarité à vivre.

Sources :        Rose Dufour, Maison de Marthe, 418 523-1798

Yves Carrier, Carrefour d’animation et de participation à un monde ouvert (CAPMO), 418 525-6187, poste 221

Dyane Brouillette, AFEAS St-Augustin-de-Desmaures, 418 878-0081



[1] Association Féminine d’Éducation et d’Action Sociale

 

Le Cercle de silence : La prostitution, un travail pour la juge Susan Himel.

 
Québec, 3 octobre 2010
La Maison de Marthe et le Carrefour d’animation et de participation à un monde ouvert (CAPMO) invitent les citoyennes et les citoyens de Québec à participer à leur dix-septième Cercle de silence qui se tiendra le jeudi 7 octobre 2010 au coin des rues Saint-Joseph et du Parvis de 17h30 à 18h30.

Une cause portée devant la Cour supérieure de justice en Ontario a amené la juge Susan Himel à déclarer inconstitutionnels trois articles du Code criminel qui prohibent la sollicitation de prostitution dans un lieu public, la tenue d’une maison de débauche et la possibilité de vivre de la prostitution. Cela, pour protéger les femmes prostituées de la violence infligée par leurs clients! Pour la juge Himel, la solution à cette violence  serait la libéralisation de la prostitution… . Elle n’a pas compris que la prostitution est elle-même une violence. Il ne lui est pas non plus venue à l’esprit de leur offrir plutôt des alternatives à cette prostitution ou des conditions pour en sortir! La juge a-t-elle cru se rapprocher et aider ainsi les femmes prostituées ? Elle s’est, pourtant, éloignée encore plus de leur réalité. Elle devrait envisager un stage pratique, elle comprendrait mieux de quoi il s’agit.

Du seul fait qu’une femme se prostitue, on devrait être alerté que quelque chose ne va plus pour elle. Jamais la décriminalisation de la prostitution n’en réduira la dangerosité. C’est tout le contraire qui se produira, selon les observations faites par les recherches effectuées aux Pays-Bas, en Australie, en Allemagne et ailleurs, des pays qui ont décriminalisé la prostitution. La décriminalisation n’empêchera jamais, non plus, les dommages sévères causés à ces femmes sur tous les plans : physique, psychologique, social; des dommages qu’aucun proxénète ou ‘client’ ne subit. La prostitution en bordel n’est pas plus sécuritaire que la prostitution de rue, les chercheurs l’ont démontré aussi. Pour l’avoir documenté depuis presque dix ans, La Maison de Marthe affirme haut et fort que ce que les femmes veulent, ce ne sont pas des conditions pour rester dans la prostitution, mais des conditions pour en sortir et en sortir définitivement, devenir des citoyennes à part entière.

Nous disons non à la décriminalisation de la prostitution parce que modifier les articles du Code criminel canadien dans ce sens donnerait aux proxénètes et aux acheteurs de sexe le droit constitutionnel et la légitimité de vendre nos femmes, nos filles, nos enfants pour les enrichir eux, pour les transformer eux, de criminels à hommes d’affaires prospères! Nous savons que nous pouvons faire mieux en faisant de la prostitution un problème digne d’une politique sociale, en proposant à ces femmes des conditions qui leur permettraient d’en sortir définitivement. En aidant les personnes prostituées, ce sont toutes les femmes que nous aiderons, c’est toute la société que nous aiderons, ce sont les familles et les hommes que nous aiderons, ce sont les enfants que nous sauverons.  
Venez vous joindre à nous pour participer au Cercle de silence ce jeudi 7 octobre, avec les femmes qui en sont venues à se prostituer et contre la prostitution, comme tous les premiers jeudis du mois.

Sources :         Rose Dufour, Maison de Marthe, 418 523-1798



En cercle, soyons uniEs dans le silence
 avec les femmes
 qui n’osent pas affirmer leur refus de la prostitution.

            

Bonjour, je vous invite très cordialement à notre 12 ième Cercle de silence, une manifestation pacifique pour dénoncer la banalisation de la prostitution, lancer un cri d'alarme sur sa nature réelle, une manière de donner une parole publique aux femmes qui en sont victimes et qui sont contre la prostitution, un appel à un débat public sur le sujet. L'événement a lieu tous les premiers jeudis du moi, donc ce jeudi 6 mai, au coin des rues St-Joseph et du Parvis à Saint-Roch.

 

ATTENTION, nous en avons modifié l'heure du Cercle de silence en la ramenant à 17H30 (5H30). Joignez-vous à nous et s'il-vous-plaît faites circuler ce message dans votre réseau.

 

Rose Dufour

Maison de Marthe

418-523-1798

 

Le Cercle de silence : un cri d’alarme sur la vérité de la prostitution

 Québec, 2 mai 2010La Maison de Marthe et le Carrefour d’animation et de participation à un monde ouvert (CAPMO) invitent les citoyennes et les citoyens de Québec à participer à leur douzième Cercle de silence qui se tiendra le jeudi 6 mai au coin des rues Saint-Joseph et du Parvis à compter de 17h30.

 Briser des mythes est chose difficile mais essentielle à l’évolution de toute société. Le moment est venu de fracasser le mythe de la prostitution. Dans la société contemporaine néolibérale, la prostitution est associée à la liberté, au plaisir, à la libération sexuelle. Il est inacceptable que des femmes ou des personnes en général soient des produits destinés à la vente. Ce marketing des femmes, de leur sexe, cette marchandisation des personnes révèlent une société profondément sexiste et injuste envers ses membres les plus fragilisés puisque ce sont les personnes les plus «pocquées» de notre société qui basculent dans la prostitution, une contradiction insupportable aux valeurs d’équité et d’égalité entre les hommes et les femmes prônées au Québec.

 Être prostituée, c’est être un corps public, c’est ne plus avoir de corps privé. La prostitution, c’est un homme qui donne de l’argent pour faire ce qu’il veut! « La prostitution c’est une bouche, c’est un vagin, c’est un rectum pénétré par un pénis, parfois par des objets, pénétré par un homme, un autre homme, un autre encore, encore et encore un autre » (Andrea Dworkin), un homme qui n’est rien pour elle et pour qui elle n’est rien. Est-ce là ce que nous voulons pour nos filles, pour nos enfants? Ces personnes ne sont pas différentes de nous, elles sont aussi les filles et les enfants de quelqu’un.

 Participer au Cercle de silence, c’est vouloir le changement, c’est vouloir une société qui évolue vers l’égalité et l’équité. Venez vous joindre à nous.

 

Rose Dufour

Maison de Marthe

418-523-1798

 






                  




page revue  le 26 octobre 2010